Le
président de l’Assemblée Nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji sera l’hôte
de son homologue le président du Parlement nigérien, Ousseini Tinni à
l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire dudit parlement
prévue pour le 6 octobre prochain. On se souvient que l’invitation du président
du Parlement béninois lui a été adressée il y a quelques semaines, précisément
le 20 Septembre dernier par l’émissaire du président de l’assemblée nationale
du Niger en la personne de Soulé Ibi, Député à l’Assemblée nationale du Niger.
Signalons que la participation de Me Adrien Houngbédji à l’ouverture de cette
deuxième session ordinaire témoigne à nouveau de la richesse de la coopération
parlementaire entre ces deux pays de la région Ouest Africaine. C’est du moins
ce que l’on apprend de source proche de son cabinet à Porto-Novo.
Porto-Novo(République du Bénin) Contacts: +229 97 24 09 24/ 98 24 43 33/ Skype: directeam4
04/10/2016
Polémiques sur le parc d’attraction de Porto-Novo : Emmanuel Zossou cloue le bec à ses détracteurs
La première autorité de la municipalité de
Porto-Novo était l’invité de l’émission Grand Rendez-vous de la station de
Radio Soleil FM le dimanche 04 Septembre 2016. L’animation de cette émission
était assurée par Wilfried ADOUN et Virgile AHOUANSE. Ils n’ont pas passé sous
silence la question de la fermeture du parc d’attraction qui est agitée dans
l’actualité.
Le maire de la ville de Porto-Novo, Emmanuel
Djima Zossou était l’hôte des animateurs de l’émission ‘’Grand rendez-vous’’ de
Soleil FM le dimanche 4 Septembre dernier. Les deux animateurs de cette
émission à savoir les confrères Wilfried ADOUN et Virgile AHOUANSE n’ont pas
manqué d’aborder le maire sur les fausses accusations dont il fait l’objet
depuis qu’il a adressé une correspondance mettant fin à l’exploitation du parc
d’attraction ‘’Moucharaf Gbadamassi’’ par le groupe Bono Sarl. A propos de
cette question, le maire a rappelé que le contrat d’exploitation du parc
d’attraction en cours est un contrat d’essai et ce contrat prend fin le 31 Août
2016. Mieux, il s’impose une évaluation de la gestion de la période d’essai
avant d’attribuer la gestion du parc à un autre promoteur. Cette attribution
passera par un appel d’offre ouvert à tous les promoteurs y compris le groupe
Bono Sarl, actuel gestionnaire du parc Moucharaf Gbadamassi. Toujours sur le
même sujet, le maire Emmanuel Djima Zossou a expliqué que la décision de la
mairie était motivée par les entorses répétées aux lois de la ville dans le
domaine de la pollution sonore. L’autre raison qui a motivée cette décision est
le détournement de la vocation initiale du parc d’attraction. Au lieu d’être un
lieu de distraction pour les enfants, le parc est devenu une boîte de nuit à
ciel ouvert.
Sur un autre plan, le maire a répondu à
l’interrogation des animateurs de cette émission à propos des relations de
travail qu’il entretient avec ses adjoints. A ce sujet, l’autorité municipale a
précisé qu’il qu’il fait partie des rares maires au Bénin à avoir délégué
presque la totalité de son portefeuille à ses adjoints. Ainsi la gestion des
affaires domaniales, les équipements marchandes ou encore l’état civil est
entre les mains des trois adjoints au maire de la ville de Porto-Novo. Il a
voulu qu’il en soit ainsi afin que la gestion de l’administration municipale soit
collégiale.
03/09/2016
Hugues Patinvoh sème la joie dans le cœur des jeunes de sa localité à Porto-Novo (Par des activités culturelles et récréatives)
Les vacances
2015-2016 ont été spéciales chez les jeunes des quartiers Foun-foun et Gbègo à
Porto-Novo. Sous la férule du mouvement que dirige Hugues Patinvoh, des activités
communautaires et récréatives ont été inscrites dans les annales de l’histoire
de ces quartiers ces vacances-ci.
![]() | |
| Hugues Elphège Patinvoh, Pdt des jeunes du MJSF |
Regroupés au sein du
mouvement dénommé « Mouvement des Jeunes Solidaires de Foun-foun
Gbègo », les jeunes de ces deux quartiers limitrophes de la ville de
Porto-Novo ont exploité au mieux leur temps pendant les vacances 2015-2016. En
symbiose avec leur président Hugues Elphège Patinvoh, attaché de presse de Me
Adrien Houngbédji à l’Assemblée Nationale, ces jeunes sont en train d’apprendre
comment ils peuvent se rendre utiles à la société dans laquelle ils vivent à
travers les actes qu’ils posent. C’est dans cet ordre idée qu’ils ont organisé
des campagnes de salubrité pour rendre propre leur milieu de vie. On note aussi
dans l’agenda des activités qu’ils ont développées au cours de ces vacances un
tournoi de football qui a été corroboré par la remise d’un trophée au
vainqueur. La finale du tournoi de football organisé dans le cadre de ces
journées culturelles à été jouée le samedi 3 Septembre dernier. En apothéose,
ces jeunes espoirs de demain, ont clôturé leurs activités culturelles par une
fête. Cette fête a eu lieu dans la soirée du même samedi 03 septembre où la
finale du tournoi de football est jouée.
Notons que de telles activités participent à la culture de la fraternité, de la
tolérance, la solidarité et l’entretien de bons rapports entre les jeunes.
Vivement que de telles initiatives placées sous le leadership éclairé du
président du mouvement MJSF, Hugues Patinvoh se pérennisent.
Les lionceaux de Foun-foun Sodji arrachent le trophée à la finale du tournoi de football du mouvement MJSF à Porto-Novo
| Le capitaine des lionceaux soulevant le trophée |
Cette finale a opposé les lionceaux de Foun-foun Sodji aux jeunes du mouvement « MJSF ». Elle a été jouée sur Agboton-terrain et a regroupé dans l’après midi du samedi 3 septembre 2016 un monde immense de supporters et de férus du football qui n’ont pas voulu se faire compter l’événement. Au terme des deux parties de jeux de trente cinq minutes chacune, aucune des deux équipes n’a réussi à inscrire un seul but même lors de la prolongation de cinq minutes fois deux. Certes les joueurs ont offerts un bon spectacle au public durant le jeu, mais le vainqueur ne sera connu que lors de l’exercice fatidique des tirs aux buts. « Je suis très content. Je suis tellement content. MJSF est une équipe terrible. On s’était fait le vœu de remporté ce tournoi et heureusement, notre désire s’est accompli ce soir. C’est Dieu qui est grand … » s’est exclamé le capitaine des lionceaux, Chédrac Koudjalé après avoir soulevé le trophée. Pour Bruno Vitodehin, un joueur de l’équipe de MJSF le match a été très bon, seulement que la chance n’a pas été du côté de son équipe. Le rendez-vous est désormais pris avec les jeunes du mouvement MJSF pour l’année prochaine.
Le démarrage du match en images
03/08/2016
Liste des 52 universités privées autorisées par l'Etat Béninois: Voici la version actualisée de juillet 2016
![]() |
| Marie-Odile-Attanasso, MESRS Bénin |
1.Université AFricaine de Technologie et de Management(UATM-GASA)
2.Université Polytechnique international du Benin(UPIB)
3.Polytech Le Citoyen
4.VERECHAGUINE AK
5.ESEP Le Berger
6.CFPMM
7.PIGIER BENIN
8.lnstitut Universitaire Panafricain (IUP).Ex IESSAF/Porto-Novo
9.Ecole Supérieure d'Ingénieur Géomètre Topographe(ESIGT)
10.Ecole Supérieure de Techniques Industrielles et de Management(ESTIM)
11.Institut International de Management(IIMM)
12.Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel(ISMA)
13.lnstitut Supérieur de Management Adonaï(ISM Adonaï)
14.Institut CERCO
15.IRGIB Africa
16.Ecole Supérieure de Management (ESM)
17.ISFES Laura Vicuna
18.ESPERANZA
19.Ecole Supérieur d'Administration et d'Economie
20.Ecole Supérieure de Gestion d'Informatique et de sciences (ESGIS)
21.IRSBAC-COM/Parakou
22.ISM Adonaï Parakou
23.Haute Ecole de Commerce et de Management(HECM)
24.Ecole de Techniciens Supérieurs du BENIN LA GRACE(ECOTES-BENIN)
25.Centre d'Etudes Touristiques de l'Agence Africaine de Tourisme (CET-AAT IPAAM)
26.Institut Universitaire du Benin(IUB)
27.Ecole Supérieure Jean Michel le Faucon (ESJMF)
28.Institut Supérieur de Formation Professionnelle et d'Appui à la Sécurité(IS-FOPASE)
29.Institut Universitaire pour la Paix et le Développement en Afrique (IUPDA)
30.Ecole Supérieure Panafricaine de Management Appliquée(ESPAM-FORMATION)
31.Ecole Polytechnique des Génies (POLYTECH ADA)
32.Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest(UCAO)
33.Ecole Supérieure de Commence et d'Administration des Entreprises du Bénin (ESCAE-Bénin)
34.Ecole supérieure Sainte Félicité(ESSF)
35.Haute Ecole de Gestion et Technologie (HEGT)
36.Ecole Supérieur des Télécommunication du Bénin (ESTB)
37.Institut de Recherche Empirique en Economie Politique(IREEP)
38.Institut Supérieure des Sciences et Techniques(ISST Bénin)
39.HOUDEGBE North American University Benin(HNAUB)
40.Les COURS SONOU
41.Institut Universitaire de Bohicon(IUBo)
42.Institut Supérieure de Communication et de Gestion(ISCG)
43.Ecole Supérieure Wenser Formation
44.Université Protestante de l'Afrique de l'Ouest (UPAO)
45.Ecole Supérieure de Gestion SERENA(ESG-SERENA)
46.Institut Supérieure d'Expertise et de Gestion(ISEG)
47.Institut Supérieure HCUB
48.EPS CITE VIE NOUVELLE
49.Haute Ecole de Gestion et de Journalism(HEGJ)
50.Institut Universitaire de Sciences Economiques et Biologiques Appliquées(IUSEBA)
51.Ecole de Formation des Enseignants du Secondaire(EFES-SAPIENTIA)
52.Ecole Supérieure de Technologie et de Cession (ESTG)
Source: Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
23/11/2015
Présidentielle de 2016: El Hadj Salou et WACHINOU rallient les Aguégués à la cause d’AKE NATONDE
Le candidat à
l’élection présidentielle du parti Congrès pour le Développement et la
Solidarité (CDS-Finagnon) gagne du terrain. Sous l’égide du président du
Mouvement des Jeunes Cadres Emergents, El Hadj Sèmiou Salou et la présidente
des femmes de la commune des Aguégués, Madame Wachinou Martine, un grand
meeting s’est tenu ce samedi 21 Novembre 2015 au quartier Aholoukomè (dans les
Aguégués). Le but est d’appeler AKE Natondé, candidat du parti CDS Finagnon à
se présenter à la présidentielle de Février 2015. Le candidat est représenté à
ce meeting par Sylvain Kétounou, membre de la coordination des jeunes CDS
–Finagnon et président du mouvement Tokplekonou.
Fidèle KENOU
Le candidat du CDS Finagnon
à la présidentielle de Février 2015 gagne du terrain. C’est ce qu’on pourrait
dire au regard du grand rassemblement de femmes, jeunes et pères de famille qui
se sont mobilisés le samedi 21 Novembre 2015 au quartier Aholoukomè situé dans
l’arrondissement Houédomè de la commune des Aguégués, pour appeler de vive
voix, leur fils, frère et père, Bonaventure AKE Natondé à se présenter au
rendez-vous électoral de Février 2015. La délégation du CDS-Finagnon envoyée aux
Aguégués ce weekend a été accueillie par un groupe folchlorique à
l’embarcadère. Ce groupe folchlorique telle une escorte présidentielle, a
précédé la délégation avec des chants et des animations de l’embarcadère
jusqu’au lieu du meeting.
L’enthousiasme
constaté sur place et le public combien important agitant le petit calendrier
du candidat, donne la preuve de l’adhésion totale des femmes et jeunes de cette
commune à la cause de Bonaventure AKE Natondé.
| La présidente des femmes, WACHINOU Martine |
Au nom des femmes
des Aguégués, la présidente WACHINOU Martine a pris la parole pour souhaiter la
bienvenue à la délégation du CDS-Finagnon. Elle les a rassurés de ce que les
femmes des Aguégués ne sont pas instables politiquement. Quand elles font un
choix, elles l’assument jusqu’au bout. Elle a souligné que le candidat
Bonaventure AKE Natondé n’ignore pas les besoins de la commune des Aguégués, et
il saura comment agir vis-à-vis d’eux après son élection.
| Pdt du MOJECE El Hadj Sèmiou Salou |
Quant au président
du parti MOJECE, El Hadj Sèmiou Salou, il a exhorté la population des Aguégués
à rester unie derrière leur sœur Martine WACHINOU. Selon lui, elle ne peut les
conduire dans un mauvais camp. En outre, il a invité les Aguégués a formé un
bloc compact derrière la candidature de AKE Natondé. Il est un jeune et il aime
la jeunesse a-t-il martelé pour finir.
| Sylvain Kétounou, délivrant son message |
Le candidat à la
présidentielle, Bonaventure AKE Natondé est représenté à ce meeting par Sylvain
Kétounou. Il est membre de la coordination des jeunes CDS–Finagnon et le président
du mouvement Tokplékonou. Dans son allocution, Sylvain Kétounou a rappelé à la
population qui est Bonaventure AKE Natondé. Il dira en ce sens, qu’il est un
digne fils d’Agonlin ayant effectué régulièrement ses études et a été deux fois
ministre et député sous le règne du président de la République Dr Boni Yayi. Sa
candidature est un gain pour la jeunesse, en ce sens que Bonaventure AKE
Natondé est un défenseur avéré de la cause de la jeunesse. Sylvain Kétounou a retracé
les conditions dans lesquelles le reversement massif des enseignants s’est
intervenue en 2010 lorsque Bonaventure AKE Natondé était ministre de
l’enseignement secondaire. Il a aussi évoqué son dernier combat en date, celui
du vote de la loi sur le statut général de la fonction publique réglementant
l’âge de départ à la retraite à 30 ans de service. A la faveur de la commune
des Aguégués, Sylvain Kétounou a précisé que Natondé a œuvré pendant qu’il
était le ministre des travaux publics pour que la voie Vakon-embarcadère
Aguégués soit tracée.
Au total, la
délégation du CDS-Finagnon est repartie satisfaite de la foule enthousiaste
rencontrée aux Aguégués. Et de son côté, Sylvain Kétounou a fait le vœu de
porter à la connaissance du candidat AKE Natondé qu’il peut compter sur les
voix des électeurs des Aguégués pour la présidentielle de 2016.
25/07/2014
Le cercle des soutiens de l’Unamab s’élargit; 3ème marche de protestation des magistrats sur l’Assemblée Nationale (Le bureau de l’Assemblée Nationale reste égal à lui-même)
Les magistrats du
Bénin ont effectué comme prévu la marche sur l’assemblée nationale hier 24
Juillet 2014. Cette fois-ci, de nouveaux soutiens à la cause des magistrats se
sont affichés. Entre autre, on compte, l’union fait la nation, le fonac, le
syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale et l’intersyndicale des
ressources humaines en santé (IRHS) pour ne citer que ceux-là.
Fidèle
KENOU
La marche de
l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) sur le parlement béninois
annoncée pour hier 24 Juillet 2014 a eu effectivement lieu. Comme d’habitude,
l’Unamab ensemble avec d’autres confédérations syndicales ont démarré la marche
de protestation de la Bibliothèque Nationale, recevant de renfort à chaque
carrefour jusqu’à la devanture du tribunal de première instance de Porto-Novo
où les magistrats enfilent leur toge et rejoignent les marcheurs. La
particularité de la marche de ce jeudi 24 Juillet, c’est que l’Unamab a
enregistré de nouveaux soutiens à sa cause. Parmi ces soutiens il faut noter
premièrement, l’Union fait la Nation. Ainsi, le président Idji Kolawolé, membre
de cette alliance se dit déterminer à « utiliser tout ce que la loi permet
pour que cette loi liberticide ne passe pas.» L’honorable Eric Houndété,
également membre de cette alliance politique était aussi présent au côté des magistrats.
D’ailleurs « les amis d’Eric Houndété » ont confectionné une
banderole pour montrer leur soutien à la cause des magistrats. En dehors de
l’Union fait la Nation, le Fonac représenté par Jean-Baptiste Elias,
l’intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) représenté par son
coordonnateur Adolphe Houssou, le
syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale (SYNAPA) pour ne citer
que ceux-là, sont tous entrés dans la danse. Dans leur motion de soutien l’IRHS
encourage les responsables de l’Unamab dans leur détermination à arracher le
droit de grève et invitent tous les corps de la justice à rester mobilisés et
vigilants derrière leurs responsables pour un heureux aboutissement du juste
combat engagé. De son côté, le SYNAPA explique son soutien à la marche des
magistrats par le fait qu’il est membre de la Confédération syndicale des
travailleurs du Bénin (CSTB), et puisque la CSTB soutient la marche des
magistrats, il n’est pas question que le SYNAPA soit du reste.
L’Unamab rejette la proposition d’audience de Nago
En outre, il faut
dire que l’Unamab n’est pas en phase avec la proposition du bureau de
l’Assemblée nationale de les recevoir en audience. Cette proposition explique
Michel Adjaka est rejetée par un vote à l’assemblée générale des magistrats du
04 Juillet 2014. Pour faire simple, Michel Adjaka poursuit en invitant le
bureau de l’Assemblée Nationale à « exploiter les voies légales prévues
par les textes de la république pour régler le problème qui est actuellement
sur tapis. » Il suggère que le bureau de l’Assemblée nationale donne une
suite favorable à la requête de l’un des députés de la mouvance présidentielle
relative à la proposition de loi liberticide en initiant « une enquête pour
écouter les protagonistes.» Comme il faut s’y attendre ce jeudi, ni le bureau
de l’Assemblée nationale ni le personnel administratif n’est sorti pour
recevoir le message des magistrats.
Lire les propos de quelques personnalités
Antoine Idji Kolawolé, député UN à L’Assemblée Nationale
«J’ai
bon espoir que cette loi ne passera pas »
Le bureau de
l’Assemblée nationale n’a pas voulu recevoir les magistrats qui ont fait une
marche en direction de leur représentation nationale. Cela m’a paru
inexplicable, incompréhensible, et pour tout dire, inacceptable. Mes camarades
et moi qui sommes pour l’élargissement des libertés, nous sommes venus non pas
pour prendre la motion à la place de l’autorité de l’Assemblée nationale, mais
pour dire aux magistrats que nous sommes pour l’indépendance de la justice,
nous sommes pour que les magistrats puissent jouir de leur droit
constitutionnel à sacrifier ou s’il le faut à aller en grève.
Que
pensez-vous faire pour inverser la donne?
Nous utiliserons
tout ce que la loi permet pour que cette loi liberticide ne passe pas. Il y a
une session extraordinaire qui vient d’être convoquée dans quelques jours. Nous
nous battrons, et je sais que même les députés FCBE ne sont pas en faveur de
cette loi-là. J’ai bon espoir que cette loi ne passera pas, parce que si elle
passe, c’est le Bénin qui recule.
Sur
quoi comptez-vous, vous qui êtes en sous nombre?
On compte sur le
patriotisme des béninois, sur le soutien du peuple, parce que la lutte que mène
les magistrats est une lutte largement populaire. Et les députés qui ne veulent
pas trahir leur mandant, devrait songer au vote qu’ils vont émettre.
Michel Adjaka, Président de l’UNAMAB
«On a honte de nous et on nous invite pour discuter de quoi ? »
Je dois vous
remercier, parce que lorsque l’Unamab a sonné la mobilisation, vous avez
répondu massivement présent parce que la cause est juste. Chers amis de la
presse, tous mes remerciements, toute ma profonde gratitude, parce que aussi
lorsque nous pouvoir judiciaire, troisième pilier de l’Etat de droit, lorsque
nous avons été attaqué par les deux premiers pouvoirs à savoir l’exécutif et le
législatif, vous avez répondu massivement présent pour nous soutenir, au front,
une fois encore merci.
Chers amis
manifestants, le peuple souverain, vous êtes en train de porter haut les
flambeaux de notre démocratie à travers le pouvoir judiciaire, je vous remercie
aussi. Que dire au bureau de l’Assemblée Nationale ? Nous sommes venus
ici, le 10 juillet 2014, on nous a dit que parce que le président Nago est au Canada, nous
n’allons pas pouvoir délivrer notre message. Nous sommes revenus le 17 Juillet
2014, on nous a dit parce que le président de l’Assemblée Nationale est en
mission chez lui, nous n’allons pas délivrer notre message. Nous sommes revenus
une troisième fois aujourd’hui, le président de l’Assemblée nationale a réuni
son bureau, pour nous dire qu’il ne va pas nous entendre, qu’il ne va pas nous
écouter. L’un dans l’autre, cela s’appelle du mépris. Et vous avez compris que
l’Assemblée nationale à travers son bureau de la sixième législature affiche du
mépris vis-à-vis du peuple que nous sommes. En son temps vous saurez en tenir
compte, je sais compter sur vous.
Le président de
l’Assemblée Nationale nous a proposé la formule d’audience. A l’assemblée
générale du 04 Juillet 2014, un collègue en service ici est venu défendre cette
cause-là, et un vote a été émis, je ne sais pas si le président de l’Assemblée
nationale n’est pas au courant. Le vote est défavorable à une audience du
bureau exécutif de l’Unamab à l’endroit du bureau de l’Assemblée Nationale.
Puisque vous savez que dans ce bureau il en a qui ont déclaré publiquement
qu’ils ont honte des magistrats. On a honte de nous et on nous invite pour
discuter de quoi ? Vous savez aussi que au même moment où le président de
l’Assemblée Nationale et son bureau
donnent l’impression de faire montre d’une certaine ouverture, la loi
liberticide que nous déplorons contre laquelle nous marchons depuis trois
semaine a été enrôlée en plénière, et c’est au même moment qu’on nous demande
de venir pour discuter. Un député de la mouvance présidentielle a compris et a
utilisé l’article 120 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui dit
que face à un sujet majeur on peut initier une enquête pour écouter les
protagonistes. Si le président Nago veut nous écouter, il peut donner suite à
cette demande à lui adresser par l’un de ses collègues le 21 Juillet 2014,
procéder autrement, c’est chercher à nous infantiliser. Chercher à nous montrer
que nous ne savons pas emprunter les voies les plus appropriées. Le droit de
marcher, le droit de manifester est un droit constitutionnel. La demande
d’audience formuler par le bureau de l’Assemblée nationale ne se trouve nulle
part, ce n’est pas une voie légale. Je demande donc à ce bureau d’exploiter les
voies légales prévues par les textes de la république pour régler le problème
qui est actuellement sur tapis.
Par rapport à la
marche, nous avons marché trois fois. Nous allons évaluer le dispositif que
nous avons mis en place depuis trois semaines, communiqué pour plus de
mobilisation, parce que la route sera longue et elle va conduire inexorablement
vers 2016. Au lieu de simplement s’accrocher au droit de grève, il est temps
maintenant que nous puissions nous intéresser aux propos de madame le ministre
de l’agriculture. C’est là l’enjeu fondamental, c’est là, la finalité du
retrait du droit de grève aux magistrats. Donc en son temps vous serez informé,
nous allons sonner à nouveau la mobilisation pour revenir. Parce-que certains
députés estiment que si nous continuions par venir sur l’esplanade ils ne
pourront pas délibérer en toute objectivité. Donnons-leur le temps de délibérer
et nous aviserons en son temps. Je vous remercie.
Propos
recueillis par Fidèle KENOU
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