04/10/2016

Coopération interparlementaire: Me Adrien Houngbédji attendu à Niamey le 6 octobre prochain




Le président de l’Assemblée Nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji sera l’hôte de son homologue le président du Parlement nigérien, Ousseini Tinni à l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire dudit parlement prévue pour le 6 octobre prochain. On se souvient que l’invitation du président du Parlement béninois lui a été adressée il y a quelques semaines, précisément le 20 Septembre dernier par l’émissaire du président de l’assemblée nationale du Niger en la personne de Soulé Ibi, Député à l’Assemblée nationale du Niger. Signalons que la participation de Me Adrien Houngbédji à l’ouverture de cette deuxième session ordinaire témoigne à nouveau de la richesse de la coopération parlementaire entre ces deux pays de la région Ouest Africaine. C’est du moins ce que l’on apprend de source proche de son cabinet à Porto-Novo.

Polémiques sur le parc d’attraction de Porto-Novo : Emmanuel Zossou cloue le bec à ses détracteurs



La première autorité de la municipalité de Porto-Novo était l’invité de l’émission Grand Rendez-vous de la station de Radio Soleil FM le dimanche 04 Septembre 2016. L’animation de cette émission était assurée par Wilfried ADOUN et Virgile AHOUANSE. Ils n’ont pas passé sous silence la question de la fermeture du parc d’attraction qui est agitée dans l’actualité.


Le maire de la ville de Porto-Novo, Emmanuel Djima Zossou était l’hôte des animateurs de l’émission ‘’Grand rendez-vous’’ de Soleil FM le dimanche 4 Septembre dernier. Les deux animateurs de cette émission à savoir les confrères Wilfried ADOUN et Virgile AHOUANSE n’ont pas manqué d’aborder le maire sur les fausses accusations dont il fait l’objet depuis qu’il a adressé une correspondance mettant fin à l’exploitation du parc d’attraction ‘’Moucharaf Gbadamassi’’ par le groupe Bono Sarl. A propos de cette question, le maire a rappelé que le contrat d’exploitation du parc d’attraction en cours est un contrat d’essai et ce contrat prend fin le 31 Août 2016. Mieux, il s’impose une évaluation de la gestion de la période d’essai avant d’attribuer la gestion du parc à un autre promoteur. Cette attribution passera par un appel d’offre ouvert à tous les promoteurs y compris le groupe Bono Sarl, actuel gestionnaire du parc Moucharaf Gbadamassi. Toujours sur le même sujet, le maire Emmanuel Djima Zossou a expliqué que la décision de la mairie était motivée par les entorses répétées aux lois de la ville dans le domaine de la pollution sonore. L’autre raison qui a motivée cette décision est le détournement de la vocation initiale du parc d’attraction. Au lieu d’être un lieu de distraction pour les enfants, le parc est devenu une boîte de nuit à ciel ouvert.
Sur un autre plan, le maire a répondu à l’interrogation des animateurs de cette émission à propos des relations de travail qu’il entretient avec ses adjoints. A ce sujet, l’autorité municipale a précisé qu’il qu’il fait partie des rares maires au Bénin à avoir délégué presque la totalité de son portefeuille à ses adjoints. Ainsi la gestion des affaires domaniales, les équipements marchandes ou encore l’état civil est entre les mains des trois adjoints au maire de la ville de Porto-Novo. Il a voulu qu’il en soit ainsi afin que la gestion de l’administration municipale soit collégiale.

03/09/2016

Hugues Patinvoh sème la joie dans le cœur des jeunes de sa localité à Porto-Novo (Par des activités culturelles et récréatives)

Les vacances 2015-2016 ont été spéciales chez les jeunes des quartiers Foun-foun et Gbègo à Porto-Novo. Sous la férule du mouvement que dirige Hugues Patinvoh, des activités communautaires et récréatives ont été inscrites dans les annales de l’histoire de ces quartiers ces vacances-ci. 
Hugues Elphège Patinvoh,
Pdt des jeunes du MJSF




Regroupés au sein du mouvement dénommé « Mouvement des Jeunes Solidaires de Foun-foun Gbègo », les jeunes de ces deux quartiers limitrophes de la ville de Porto-Novo ont exploité au mieux leur temps pendant les vacances 2015-2016. En symbiose avec leur président Hugues Elphège Patinvoh, attaché de presse de Me Adrien Houngbédji à l’Assemblée Nationale, ces jeunes sont en train d’apprendre comment ils peuvent se rendre utiles à la société dans laquelle ils vivent à travers les actes qu’ils posent. C’est dans cet ordre idée qu’ils ont organisé des campagnes de salubrité pour rendre propre leur milieu de vie. On note aussi dans l’agenda des activités qu’ils ont développées au cours de ces vacances un tournoi de football qui a été corroboré par la remise d’un trophée au vainqueur. La finale du tournoi de football organisé dans le cadre de ces journées culturelles à été jouée le samedi 3 Septembre dernier. En apothéose, ces jeunes espoirs de demain, ont clôturé leurs activités culturelles par une fête. Cette fête a eu lieu dans la soirée du même samedi 03 septembre où la finale du tournoi de football  est jouée. Notons que de telles activités participent à la culture de la fraternité, de la tolérance, la solidarité et l’entretien de bons rapports entre les jeunes. Vivement que de telles initiatives placées sous le leadership éclairé du président du mouvement MJSF, Hugues Patinvoh se pérennisent.

Les lionceaux de Foun-foun Sodji arrachent le trophée à la finale du tournoi de football du mouvement MJSF à Porto-Novo


Le capitaine des lionceaux soulevant le trophée






Cette finale a opposé les lionceaux de Foun-foun Sodji aux jeunes du mouvement « MJSF ». Elle a été jouée sur Agboton-terrain et a regroupé dans l’après midi du samedi 3 septembre 2016 un monde immense de supporters et de férus du football qui n’ont pas voulu se faire compter l’événement. Au terme des deux parties de jeux de trente cinq minutes chacune, aucune des deux équipes n’a réussi à inscrire un seul but même lors de la prolongation de cinq minutes fois deux. Certes les joueurs ont offerts un bon spectacle au public durant le jeu, mais le vainqueur ne sera connu que lors de l’exercice fatidique des tirs aux buts. « Je suis très content. Je suis tellement content. MJSF est une équipe terrible. On s’était fait le vœu de remporté ce tournoi et heureusement, notre désire s’est accompli ce soir. C’est Dieu qui est grand … » s’est exclamé le capitaine des lionceaux, Chédrac Koudjalé après avoir soulevé le trophée. Pour Bruno Vitodehin, un joueur de l’équipe de MJSF le match a été très bon, seulement que la chance n’a pas été du côté de son équipe. Le rendez-vous est désormais pris avec les jeunes du mouvement MJSF pour l’année prochaine.

Le démarrage du match en images





03/08/2016

Liste des 52 universités privées autorisées par l'Etat Béninois: Voici la version actualisée de juillet 2016


Marie-Odile-Attanasso, MESRS Bénin


1.Université AFricaine de Technologie  et de Management(UATM-GASA)
2.Université  Polytechnique international du Benin(UPIB)
3.Polytech Le Citoyen
4.VERECHAGUINE AK
5.ESEP Le Berger
6.CFPMM
7.PIGIER BENIN
8.lnstitut Universitaire Panafricain (IUP).Ex IESSAF/Porto-Novo
9.Ecole Supérieure d'Ingénieur Géomètre Topographe(ESIGT)
10.Ecole Supérieure de Techniques Industrielles et de Management(ESTIM)
11.Institut International de Management(IIMM)
12.Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel(ISMA)
13.lnstitut Supérieur de Management Adonaï(ISM Adonaï)
14.Institut CERCO
15.IRGIB Africa
16.Ecole Supérieure de Management (ESM)
17.ISFES Laura Vicuna
18.ESPERANZA
19.Ecole Supérieur d'Administration et d'Economie
20.Ecole Supérieure de Gestion d'Informatique et de sciences (ESGIS)
21.IRSBAC-COM/Parakou
22.ISM Adonaï Parakou
23.Haute Ecole de Commerce et de Management(HECM)
24.Ecole de Techniciens Supérieurs du BENIN LA GRACE(ECOTES-BENIN)
25.Centre d'Etudes Touristiques de l'Agence Africaine de Tourisme (CET-AAT IPAAM)
26.Institut Universitaire du Benin(IUB)
27.Ecole Supérieure Jean Michel le Faucon (ESJMF)
28.Institut Supérieur de Formation Professionnelle et d'Appui à la Sécurité(IS-FOPASE)
29.Institut Universitaire pour la Paix et le Développement en Afrique (IUPDA)
30.Ecole Supérieure Panafricaine de Management Appliquée(ESPAM-FORMATION)
31.Ecole Polytechnique des Génies (POLYTECH ADA)
32.Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest(UCAO)
33.Ecole Supérieure de Commence et d'Administration  des Entreprises du Bénin (ESCAE-Bénin)
34.Ecole supérieure Sainte Félicité(ESSF)
35.Haute Ecole de Gestion et Technologie (HEGT)
36.Ecole Supérieur des Télécommunication du Bénin (ESTB)
37.Institut de Recherche Empirique en Economie Politique(IREEP)
38.Institut Supérieure des Sciences et Techniques(ISST Bénin)
39.HOUDEGBE North American University Benin(HNAUB)
40.Les COURS SONOU
41.Institut Universitaire de Bohicon(IUBo)
42.Institut Supérieure de Communication et de Gestion(ISCG)
43.Ecole Supérieure Wenser Formation
44.Université Protestante de l'Afrique de l'Ouest (UPAO)
45.Ecole Supérieure de Gestion SERENA(ESG-SERENA)
46.Institut Supérieure d'Expertise et de Gestion(ISEG)
47.Institut Supérieure HCUB
48.EPS CITE VIE NOUVELLE
49.Haute Ecole de Gestion et de Journalism(HEGJ)
50.Institut Universitaire de Sciences Economiques et Biologiques Appliquées(IUSEBA)
51.Ecole de Formation des Enseignants du Secondaire(EFES-SAPIENTIA)
52.Ecole Supérieure de Technologie et de Cession (ESTG)


Source: Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique

23/11/2015

Présidentielle de 2016: El Hadj Salou et WACHINOU rallient les Aguégués à la cause d’AKE NATONDE


Le candidat à l’élection présidentielle du parti Congrès pour le Développement et la Solidarité (CDS-Finagnon) gagne du terrain. Sous l’égide du président du Mouvement des Jeunes Cadres Emergents, El Hadj Sèmiou Salou et la présidente des femmes de la commune des Aguégués, Madame Wachinou Martine, un grand meeting s’est tenu ce samedi 21 Novembre 2015 au quartier Aholoukomè (dans les Aguégués). Le but est d’appeler AKE Natondé, candidat du parti CDS Finagnon à se présenter à la présidentielle de Février 2015. Le candidat est représenté à ce meeting par Sylvain Kétounou, membre de la coordination des jeunes CDS –Finagnon et président du mouvement Tokplekonou.

Fidèle KENOU





Le candidat du CDS Finagnon à la présidentielle de Février 2015 gagne du terrain. C’est ce qu’on pourrait dire au regard du grand rassemblement de femmes, jeunes et pères de famille qui se sont mobilisés le samedi 21 Novembre 2015 au quartier Aholoukomè situé dans l’arrondissement Houédomè de la commune des Aguégués, pour appeler de vive voix, leur fils, frère et père, Bonaventure AKE Natondé à se présenter au rendez-vous électoral de Février 2015. La délégation du CDS-Finagnon envoyée aux Aguégués ce weekend a été accueillie par un groupe folchlorique à l’embarcadère. Ce groupe folchlorique telle une escorte présidentielle, a précédé la délégation avec des chants et des animations de l’embarcadère jusqu’au lieu du meeting.
L’enthousiasme constaté sur place et le public combien important agitant le petit calendrier du candidat, donne la preuve de l’adhésion totale des femmes et jeunes de cette commune à la cause de Bonaventure AKE Natondé.

La présidente des femmes, WACHINOU Martine

Au nom des femmes des Aguégués, la présidente WACHINOU Martine a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation du CDS-Finagnon. Elle les a rassurés de ce que les femmes des Aguégués ne sont pas instables politiquement. Quand elles font un choix, elles l’assument jusqu’au bout. Elle a souligné que le candidat Bonaventure AKE Natondé n’ignore pas les besoins de la commune des Aguégués, et il saura comment agir vis-à-vis d’eux après son élection.
Pdt du MOJECE El Hadj Sèmiou Salou

Quant au président du parti MOJECE, El Hadj Sèmiou Salou, il a exhorté la population des Aguégués à rester unie derrière leur sœur Martine WACHINOU. Selon lui, elle ne peut les conduire dans un mauvais camp. En outre, il a invité les Aguégués a formé un bloc compact derrière la candidature de AKE Natondé. Il est un jeune et il aime la jeunesse a-t-il martelé pour finir.
Sylvain Kétounou, délivrant son message

Le candidat à la présidentielle, Bonaventure AKE Natondé est représenté à ce meeting par Sylvain Kétounou. Il est membre de la coordination des jeunes CDS–Finagnon et le président du mouvement Tokplékonou. Dans son allocution, Sylvain Kétounou a rappelé à la population qui est Bonaventure AKE Natondé. Il dira en ce sens, qu’il est un digne fils d’Agonlin ayant effectué régulièrement ses études et a été deux fois ministre et député sous le règne du président de la République Dr Boni Yayi. Sa candidature est un gain pour la jeunesse, en ce sens que Bonaventure AKE Natondé est un défenseur avéré de la cause de la jeunesse. Sylvain Kétounou a retracé les conditions dans lesquelles le reversement massif des enseignants s’est intervenue en 2010 lorsque Bonaventure AKE Natondé était ministre de l’enseignement secondaire. Il a aussi évoqué son dernier combat en date, celui du vote de la loi sur le statut général de la fonction publique réglementant l’âge de départ à la retraite à 30 ans de service. A la faveur de la commune des Aguégués, Sylvain Kétounou a précisé que Natondé a œuvré pendant qu’il était le ministre des travaux publics pour que la voie Vakon-embarcadère Aguégués soit tracée.


Au total, la délégation du CDS-Finagnon est repartie satisfaite de la foule enthousiaste rencontrée aux Aguégués. Et de son côté, Sylvain Kétounou a fait le vœu de porter à la connaissance du candidat AKE Natondé qu’il peut compter sur les voix des électeurs des Aguégués pour la présidentielle de 2016.

25/07/2014

Le cercle des soutiens de l’Unamab s’élargit; 3ème marche de protestation des magistrats sur l’Assemblée Nationale (Le bureau de l’Assemblée Nationale reste égal à lui-même)


Les magistrats du Bénin ont effectué comme prévu la marche sur l’assemblée nationale hier 24 Juillet 2014. Cette fois-ci, de nouveaux soutiens à la cause des magistrats se sont affichés. Entre autre, on compte, l’union fait la nation, le fonac, le syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale et l’intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) pour ne citer que ceux-là.
Fidèle KENOU

La marche de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) sur le parlement béninois annoncée pour hier 24 Juillet 2014 a eu effectivement lieu. Comme d’habitude, l’Unamab ensemble avec d’autres confédérations syndicales ont démarré la marche de protestation de la Bibliothèque Nationale, recevant de renfort à chaque carrefour jusqu’à la devanture du tribunal de première instance de Porto-Novo où les magistrats enfilent leur toge et rejoignent les marcheurs. La particularité de la marche de ce jeudi 24 Juillet, c’est que l’Unamab a enregistré de nouveaux soutiens à sa cause. Parmi ces soutiens il faut noter premièrement, l’Union fait la Nation. Ainsi, le président Idji Kolawolé, membre de cette alliance se dit déterminer à « utiliser tout ce que la loi permet pour que cette loi liberticide ne passe pas.» L’honorable Eric Houndété, également membre de cette alliance politique était aussi présent au côté des magistrats. D’ailleurs « les amis d’Eric Houndété » ont confectionné une banderole pour montrer leur soutien à la cause des magistrats. En dehors de l’Union fait la Nation, le Fonac représenté par Jean-Baptiste Elias, l’intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) représenté par son coordonnateur Adolphe  Houssou, le syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale (SYNAPA) pour ne citer que ceux-là, sont tous entrés dans la danse. Dans leur motion de soutien l’IRHS encourage les responsables de l’Unamab dans leur détermination à arracher le droit de grève et invitent tous les corps de la justice à rester mobilisés et vigilants derrière leurs responsables pour un heureux aboutissement du juste combat engagé. De son côté, le SYNAPA explique son soutien à la marche des magistrats par le fait qu’il est membre de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), et puisque la CSTB soutient la marche des magistrats, il n’est pas question que le SYNAPA soit du reste.

L’Unamab rejette la proposition d’audience de Nago

En outre, il faut dire que l’Unamab n’est pas en phase avec la proposition du bureau de l’Assemblée nationale de les recevoir en audience. Cette proposition explique Michel Adjaka est rejetée par un vote à l’assemblée générale des magistrats du 04 Juillet 2014. Pour faire simple, Michel Adjaka poursuit en invitant le bureau de l’Assemblée Nationale à « exploiter les voies légales prévues par les textes de la république pour régler le problème qui est actuellement sur tapis. » Il suggère que le bureau de l’Assemblée nationale donne une suite favorable à la requête de l’un des députés de la mouvance présidentielle relative à la proposition de loi liberticide en initiant « une enquête pour écouter les protagonistes.» Comme il faut s’y attendre ce jeudi, ni le bureau de l’Assemblée nationale ni le personnel administratif n’est sorti pour recevoir le message des magistrats.

Lire les propos de quelques personnalités

Antoine Idji Kolawolé, député UN à  L’Assemblée Nationale

«J’ai bon espoir que cette loi ne passera pas »


Le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas voulu recevoir les magistrats qui ont fait une marche en direction de leur représentation nationale. Cela m’a paru inexplicable, incompréhensible, et pour tout dire, inacceptable. Mes camarades et moi qui sommes pour l’élargissement des libertés, nous sommes venus non pas pour prendre la motion à la place de l’autorité de l’Assemblée nationale, mais pour dire aux magistrats que nous sommes pour l’indépendance de la justice, nous sommes pour que les magistrats puissent jouir de leur droit constitutionnel à sacrifier ou s’il le faut à aller en grève.
Que pensez-vous faire pour inverser la donne?
Nous utiliserons tout ce que la loi permet pour que cette loi liberticide ne passe pas. Il y a une session extraordinaire qui vient d’être convoquée dans quelques jours. Nous nous battrons, et je sais que même les députés FCBE ne sont pas en faveur de cette loi-là. J’ai bon espoir que cette loi ne passera pas, parce que si elle passe, c’est le Bénin qui recule.
Sur quoi comptez-vous, vous qui êtes en sous nombre?
On compte sur le patriotisme des béninois, sur le soutien du peuple, parce que la lutte que mène les magistrats est une lutte largement populaire. Et les députés qui ne veulent pas trahir leur mandant, devrait songer au vote qu’ils vont émettre.

Michel Adjaka, Président de l’UNAMAB

«On a honte de nous et on nous invite pour discuter de quoi ? » 



Je dois vous remercier, parce que lorsque l’Unamab a sonné la mobilisation, vous avez répondu massivement présent parce que la cause est juste. Chers amis de la presse, tous mes remerciements, toute ma profonde gratitude, parce que aussi lorsque nous pouvoir judiciaire, troisième pilier de l’Etat de droit, lorsque nous avons été attaqué par les deux premiers pouvoirs à savoir l’exécutif et le législatif, vous avez répondu massivement présent pour nous soutenir, au front, une fois encore merci.
Chers amis manifestants, le peuple souverain, vous êtes en train de porter haut les flambeaux de notre démocratie à travers le pouvoir judiciaire, je vous remercie aussi. Que dire au bureau de l’Assemblée Nationale ? Nous sommes venus ici, le 10 juillet 2014, on nous a dit que parce que  le président Nago est au Canada, nous n’allons pas pouvoir délivrer notre message. Nous sommes revenus le 17 Juillet 2014, on nous a dit parce que le président de l’Assemblée Nationale est en mission chez lui, nous n’allons pas délivrer notre message. Nous sommes revenus une troisième fois aujourd’hui, le président de l’Assemblée nationale a réuni son bureau, pour nous dire qu’il ne va pas nous entendre, qu’il ne va pas nous écouter. L’un dans l’autre, cela s’appelle du mépris. Et vous avez compris que l’Assemblée nationale à travers son bureau de la sixième législature affiche du mépris vis-à-vis du peuple que nous sommes. En son temps vous saurez en tenir compte, je sais compter sur vous.
Le président de l’Assemblée Nationale nous a proposé la formule d’audience. A l’assemblée générale du 04 Juillet 2014, un collègue en service ici est venu défendre cette cause-là, et un vote a été émis, je ne sais pas si le président de l’Assemblée nationale n’est pas au courant. Le vote est défavorable à une audience du bureau exécutif de l’Unamab à l’endroit du bureau de l’Assemblée Nationale. Puisque vous savez que dans ce bureau il en a qui ont déclaré publiquement qu’ils ont honte des magistrats. On a honte de nous et on nous invite pour discuter de quoi ? Vous savez aussi que au même moment où le président de l’Assemblée Nationale et son bureau  donnent l’impression de faire montre d’une certaine ouverture, la loi liberticide que nous déplorons contre laquelle nous marchons depuis trois semaine a été enrôlée en plénière, et c’est au même moment qu’on nous demande de venir pour discuter. Un député de la mouvance présidentielle a compris et a utilisé l’article 120 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui dit que face à un sujet majeur on peut initier une enquête pour écouter les protagonistes. Si le président Nago veut nous écouter, il peut donner suite à cette demande à lui adresser par l’un de ses collègues le 21 Juillet 2014, procéder autrement, c’est chercher à nous infantiliser. Chercher à nous montrer que nous ne savons pas emprunter les voies les plus appropriées. Le droit de marcher, le droit de manifester est un droit constitutionnel. La demande d’audience formuler par le bureau de l’Assemblée nationale ne se trouve nulle part, ce n’est pas une voie légale. Je demande donc à ce bureau d’exploiter les voies légales prévues par les textes de la république pour régler le problème qui est actuellement sur tapis.
Par rapport à la marche, nous avons marché trois fois. Nous allons évaluer le dispositif que nous avons mis en place depuis trois semaines, communiqué pour plus de mobilisation, parce que la route sera longue et elle va conduire inexorablement vers 2016. Au lieu de simplement s’accrocher au droit de grève, il est temps maintenant que nous puissions nous intéresser aux propos de madame le ministre de l’agriculture. C’est là l’enjeu fondamental, c’est là, la finalité du retrait du droit de grève aux magistrats. Donc en son temps vous serez informé, nous allons sonner à nouveau la mobilisation pour revenir. Parce-que certains députés estiment que si nous continuions par venir sur l’esplanade ils ne pourront pas délibérer en toute objectivité. Donnons-leur le temps de délibérer et nous aviserons en son temps. Je vous remercie.
Propos recueillis par Fidèle KENOU