31/01/2014

« Le plus important c’est qu’on sent que Porto-Novo forme vraiment un bloc compact impénétrable… » dixit le candidat Richard Magnidet à l'occasion de son échange de voeux avec les Journalistes de l’Ouémé et du Plateau

Les hommes des médias de la ville de Porto-Novo ont partagé hier un déjeuner avec l’ancien président de l’ODEM (l’observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias) Richard Magnidet. Richard Magnidet a choisi l’occasion de ce déjeuner pour adresser les meilleurs vœux de l’année 2014 à la presse de Porto-Novo d’une part et d’autre part pour annoncer à celle-ci sa candidature aux prochaines élections à la HAAC dans la catégorie presse écrite. Les amis de la plume, des micros et des caméras sont nombreux à répondre à l’appel de Magnidet à prendre part à ce déjeuner. C’est la maison blanche de Tokpota qui a servi de cadre pour cet événement. Votre journal a recueilli pour vous le discours de Richard Magnidet à cette occasion.



Soyez les bienvenues à la maison blanche, notre maison commune. L’homme propose, mais c’est Dieu qui dispose parce qu’il y a une semaine, j’avais voulu qu’on soit ensemble ici pour partager le repas. Mais la réalité politique en a décidé autrement. La plupart de vous était sur d’autres fronts, je dirais même le front utile pour nous. Raison pour laquelle nous avons voulu ensemble que ce soit aujourd’hui. Je dirai simplement que c’est l’heure de Dieu qui a sonné et nous voici face à face. Pourquoi je vous ai invité ? J’avoue que jusqu’à ce matin je me demandais quoi dire à mes confrères de Porto-Novo. Simplement parce que depuis au moins trois ans nous étions ensemble de jour comme de nuit, sous la pluie comme sous le soleil à travailler, à se chercher, à savoir comment nous organiser pour que désormais on ne dise plus que Porto-Novo évolue toujours en rang dispersé. J’ai rencontré des journalistes courageux, ça il faut l’avouer, près à tout, je ne veux pas citer de noms, mais je leur dit simplement merci, ils se reconnaissent. En dehors de ça je me suis dit pour le cas particulier de Porto-Novo, il faut que je rende visite à chaque confrère.  L’objectif est simple découvrir les conditions dans lesquelles nous vivons. Il en a qui sont très contents de me recevoir, d’autres ne savaient plus quoi faire parce qu’ils étaient à mille lieux de m’imaginer chez eux.  Nous avons mangé de ‘’kpètè’’ ensemble, nous avons pris de l’igname pilée chez certains, nous avons pris la pâte. J’ai découvert vraiment que au fait les journalistes de Porto-Novo dont on parle c’étaient des hommes, si on sait les prendre. Et voilà que nous sommes encore ensemble aujourd’hui cela veut dire que dès que nous décidons à Porto-Novo, c’est chose faite. Aujourd’hui, Porto-Novo forme un bloc, qu’on le veuille ou non. Le constat est là je n’ai invité certains qu’hier, d’autres avant-hier et même les derniers ce matin et pourtant ils sont là. J’ai dit midi, d’autres étaient là avant midi. Ici même les gens ont quitté la vallée pour répondre à notre invitation. Quoi de plus noble ? À tout ceux là je dis merci et grand merci. Il y a douze jours nous étions avec nos confrères de Cotonou. Nous avions échangé et à cette occasion je leur ai dit que je suis candidat pour les prochaines élections à la HAAC catégorie presse écrite. Je vous répète la même chose, c’est le contraire qui vous aurait surpris. Sinon vous serez obligé de nous demander mais pourquoi nous travaillons depuis trois ans ? Le moment est venu nous sommes en janvier donc nous n’avons que quelques mois pour concrétiser tous les efforts fournis depuis des années. Ce la veut dire quoi, ce que je nous demande, c’est que nous renforcions nos liens. J’ai vu des gens se débattre pour déposer les dossiers pour ce qui concerne la carte de presse. Tout cela m’a réjoui. Mais la bataille n’est pas encore gagné, nous ne sommes qu’à mis parcours. Le plus important c’est qu’on sent que Porto-Novo forme vraiment un bloc compact impénétrable et que le jour j aucune voix ne soit perdue pour nous, c’est ça qui va nous rehausser et c’est ça qui fera que désormais, ils vont nous prendre au sérieux. Nous en sommes capables oui ou non ? « OUI ».  Mes chers amis je n’en dirai pas plus. À Cotonou j’ai dû faire la genèse de ma candidature et j’ai dit que MAGNIDET ne s’est pas levé pour être candidat, il y a une heure pour toute chose. Il y a quatre personnes qui sont à l’origine de ma candidature. La première personne, c’est l’actuel vice président de la HAAC, Edouard Loko, mon ami que j’appelle affectueusement « Hoto kpèvi ». La deuxième personne c’est mon frère celui que j’appelle désormais mon frère, parce que nous avons des secrets de couvent que nous partageons, il s’appelle Malick Seibou Gomina. La troisième personne c’est Maurille AGBOKOU, un autre « Hoto », je suis sûr qu’il a déjà parlé à certains parmi vous ici. La quatrième personne enfin c’est l’actuel conseiller à l’autorité de la lutte contre la corruption, Guy Ogoubiyi. Son titre normalement ne devait pas lui permettre d’être là, mais il est là. Cela veut dire que ce n’est pas une candidature de forme, je sais que nous allons gagner parce que j’ai derrière moi à Porto-Novo des gens déterminés. À Cotonou je le leur ai dit sans hésiter, ils peuvent venir mille fois à Porto-Novo, Porto-Novo est déjà un terrain conquis, et le 17 mai au soir ils constateront ce que je suis en train de dire. Donc je ne voulais pas laisser passer le mois de janvier pour sacrifier à la tradition. L’année passée c’est des cartes de vœux que j’ai envoyées aux uns et aux autres, cette fois-ci, j’ai préféré vous parlez de vive voix et comme nous sommes en Afrique, la nourriture est un symbole fort. Je voudrais vous présenter mes vœux à chacun de vous, vœu de santé surtout, puisque c’est cela qui détermine tout. Vœux de santé, de prospérité et de paix pour chacune de vos familles et de vos entourages et que Dieu fasse qu’en 2014 nous enregistrions un taux zéro décès au sein de la profession. Je profite de ce moment solennel pour nous demander de nous lever pour observer une minute de silence à la mémoire de nos amis Jean Christophe Houngbo et Charles Kpakoun qui à un moment donné nous ont quittés. (…). Je ne veux pas être plus long, je souhaite que tout se passe bien dans la convivialité et que la fête soit belle, je vous remercie.

Propos recueillis pour le Laboratoire de l'information par Fidèle KENOU

23/01/2014

Éric Houndete adresse 8 questions au gouvernement à propos de la situation critique en milieu hospitalier par ces temps de grève


C’est par une question d’actualité datée du 24 janvier 2014 que l’honorable Éric Houndete invite le gouvernement à fournir des explications à la représentation nationale sur  « la situation critique en milieu hospitalier au Bénin». Cette question d’actualité est la preuve que la radicalisation de la grève dans le pays commence à susciter des inquiétudes. Et comme toujours les premières victimes en des situations pareilles  sont les malades. Cette question d’actualité est adressée au gouvernement conformément à l’article 110 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’honorable Éric Houndete fait observer que « Pour près de 10 millions d'habitants, le Bénin compte aujourd'hui moins de 250 médecins spécialistes dont seulement 6 cardiologues répartis de façon inégale sur l'étendue du territoire national. » Pour ce qui concerne la grève, l’honorable Éric Houndete rappelle que le syndicat des praticiens hospitaliers du Bénin a émis en 2008, vingt-quatre revendications dont cinq non négociables relatives aux conditions défectueuses de travail des spécialistes. Parmi ces revendications figurent l'augmentation de l'indemnité de logement, le maintien de la prime de spécialisation dans le calcul de la pension de retraite, et l'augmentation de la prime d'expertise médicale. « A l’issue des négociations, une seule de ces revendications aurait été satisfaite avec la promesse faite par le Gouvernement d’en étudier le reste en 2009 » souligne Éric Houndete. Le 16 septembre 2013, soit cinq années après le début des premières négociations estime le député Houndete Eric le syndicat des praticiens hospitaliers a décidé d'envoyer un préavis de grève au gouvernement face aux nombreuses promesses non tenues aussi bien par le gouvernement que le Ministère de la santé. C’est ce qui justifie le mouvement de grève observé par le syndicat au départ de 48 heures, de 72 heures puis de 96 heures. Par cette question d’actualité, l’honorable Éric Houndete adresse 8 préoccupations au gouvernement auxquelles il l’appelle à fournir les réponses à la représentation nationale.
Fidèle KENOU (LE LABORATOIRE DE L'INFORMATION)      

Lire les 8 questions d’Éric Houndete au gouvernement :

1-    Le Gouvernement a-t-il noté que les praticiens hospitaliers observent actuellement une grève de 96 heures?
2-    Expliquer les raisons du silence du Gouvernement depuis le déclanchement de la grève il y a environ 4 mois.
3-    Dire l'incidence financière des revendications faites par le syndicat des praticiens hospitaliers.
4-    Dire les dispositions prises pour assurer la reprise effective des négociations et la reprise effective du travail pour le bien des populations.
5-    Dire les dispositions prises par le Gouvernement pour pallier l'insuffisance du nombre de praticiens hospitaliers en République du Bénin.
Depuis le début de la grève, les consultations sont restreintes et les cas d'urgence sont prioritairement pris en compte. Il semblerait que 20% du personnel médical essentiellement composés de stagiaires assurent le service minimum.
6-    Le Gouvernement mesure-t-il la portée de cette situation? Quelles sont les dispositions prises pour y remédier?
7-    Les défalcations sur salaires opérées par le Gouvernement sont-elles conformes aux dispositions de la loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin? Ces défalcations sont-elles de nature à favoriser un climat favorable aux négociations?
8-    Le Gouvernement a-t-il conscience des menaces d'expatriation brandies par les praticiens hospitaliers? Quelles sont les solutions envisagées pour remédier à cette situation?
Fait à Porto-Novo, le 24 janvier 2014

HOUNDETE Éric

21/11/2013

Le Secrétaire général de la présidence, Emmanuel Tiando à propos du budget exercice 2014 de la présidence de la République « Le président de la République a voulu donner l'exemple à travers le budget de la présidence »

Le Secrétaire général de la présidence de la république, Emmanuel Tiando était face à la commission budgétaire de l’Assemblée Nationale le vendredi 15 Novembre 2013 pour présenter le budget de la présidence. A sa sortie, il a donné des explications sur la différence entre le budget de la présidence et de ses services rattachés et apporté des éclaircissements sur les préoccupations évoquées par les députés au cours de la présentation.


« Je ne viens pas pour plancher à l'Assemblée Nationale. Je viens m'entretenir avec les députés sur le budget de la présidence. Comme vous le savez, la présidence de la république est l'institution qui représente la vitrine de notre pays. C'est la première institution parce que, c'est à la présidence que travaille le président de la République. Mais en dépit de son importance, le chef de l'Etat n'a pas voulu que la présidence de la République s'arroge de tout le budget pour son fonctionnement. Le président de la république a voulu donner l'exemple à travers le budget de la présidence. Ainsi, au titre de l'exercice budgétaire 2014, le budget de la présidence de la république s'établit à 6 milliards 700 millions. Il n’y a pas une augmentation importante, elle n'est que de l'ordre de 5,8%, alors que d'autres institutions ont pu voir leurs budgets augmenter. Tout cela, c'est pour donner l'exemple à savoir que, nous devons mettre tout en œuvre pour montrer que les crédits de fonctionnement ne doivent pas remettre en cause les crédits d'investissement. Ce qui préoccupe le président de la république, c'est comment faire pour qu'il y ait des investissements pour soulager la souffrance des populations et ensuite, des projets d'investissements pour permettre la croissance économique. C'est pour cela, que la présidence de la république a décidé de faire des sacrifices aux profits de ces préoccupations majeures de nos populations.
Vous allez entendre des gens dire que la présidence de la république a un budget de 12 milliards. C'est absolument faux, dans la mesure où, les services propres de la présidence, n'ont qu'un budget de 6 milliards 700 millions. Les services rattachés qui ne sont pas pour la plupart rattachés à la présidence de la république ont un budget de 5 milliards 300 millions. Alors, des esprits malins peuvent venir vous dire vous voyez, ils ont 11 à 12 milliards, dites leur que ce n'est pas vrai. Ces services rattachés à la présidence qui ont un budget de 5 milliards, et lorsqu'on additionne 5 milliards à 6 milliards et quelques, on se retrouve à 12 milliards. Mais, ce n'est pas cela le budget de la présidence de la république. Les services propres n'ont pas ce budget là. Leur augmentation, c'est tout simplement 5,8%.
Le budget du ministère des OMD, n'est pas inclus dans ce budget, dans la mesure où, c'est un ministère à part entière et par conséquent, si cela a été fait, c'est parce que la formation de ce ministère est intervenue après que le projet de budget ne soit envoyé à l'Assemblée Nationale. Mais nous ne l'incluons pas dans le budget de la présidence de la république.

Observations et critiques des députés

Globalement, les députés étaient satisfaits, mais ont quand même fait des observations. Quand on voit de près la répartition des crédits, il y a des bâtiments qui végètent dans un état qui n'honore pas le pays, malgré les efforts du gouvernement, les crédits sont insuffisants. Les députés ce sont également intéressés à la modestie du président de la République, qui se contente d'emprunter des avions appartenant à d'autres pays, il n'a pas d'avion propre, et ont demandé qu'il est temps que le Bénin ait son propre avion présidentiel. Les élus du peuple, ce sont par ailleurs préoccupés, de l'état des villas d'hôtes de marque, qui ne donnent pas au pays, tout le prestige qui lui est dévolu. A cela, s'ajoute le renforcement du parc automobile de la présidence de la république. Une autre grande préoccupation soulevée par les élus de la nation, c'est l'autonomie des structures rattachées à la présidence de la République à savoir : le Médiateur de la République, la CNIL, l'IGE et autres. Par ailleurs, des critiques ont été faites par les députés et sont relatives à la création du ministère des OMD, et l'agence des grands travaux. Au sujet du ministère des OMD, la représentation nationale s'est interrogée sur l'utilité et la nécessité d'un ministère qui n'a pas de personnel. Quant à l'agence des grands travaux, les députés se sont demandé si cela va permettre de régler véritablement les problèmes, « n'est-ce pas une structure de plus et budgétivore ». Toutes ces critiques, au regard des ressources limitées du pays. Par conséquent, des recommandations ont été formulées. La représentation nationale demande non seulement l'achat de l'avion présidentiel, mais aussi le renforcement des crédits de la présidence. Ils demandent également que l'Inspection Générale de l'Etat (IGE) soit renforcé pour que ces actions soient plus visibles sur le terrain. Ils demandent que la CNIL et le médiateur soient rendus autonomes. »

Propos recueillis par Fidèle KENOU

07/11/2013

Assemblée Nationale: Violente crise de colère de Rosine Soglo contre les démissionnaires de son groupe parlementaire (Lire les propos de Rosine Soglo et la réponse de Épiphane Quenum)

La séance plénière du jeudi 7 Novembre dernier a offert un théâtre sans pareil de démissions et d’adhésions d'un groupe parlementaire à un autre. C’est l’exemple du groupe parlementaire Nation et Développement qui entre temps a disparu par les démissions de trois de ses membres à savoir Epiphane Quenum, Parfait Houngnin et Ali Mohamed Ali. Ce groupe contre toute attente a enregistré lors de la plénière de ce jeudi l’adhésion de trois nouveaux membres, il s’agit des honorables Célestin Goutolou (le suppléant de Aké Natondé), Claudine Afiavi Prudencio et  Zépherin Kindjanhoundé. Ils ont tous démissionné du groupe parlementaire Refondation paix et développement pour adhérer au groupe Nation et Développement dont l’honorable Rosine Soglo était présidente. Après la lecture de ces trois adhésions, la présidente Rosine Soglo a demandé la parole pour vilipender ces trois collègues démissionnaires et exprimé son regret de n’être informé de leurs démissions qu’au cours de la plénière. L’honorable Épiphane Quenum étant arrivé à l’hémicycle bien après le démarrage des activités a tenté de demander la parole pour répondre à la présidente Rosine Soglo en vain. Sa réponse n’a intervenu qu’à la fin des travaux de la plénière et conformément aux dispositions de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. 

Rosine Vieyra Soglo, présidente du groupe parlementaire Nation et Développement

Merci Mr le président de m'avoir donner la parole j’aurais simplement voulu pour la procédure, parce qu’on m’a déjà fait le coup une fois. Vous ne m’avez pas mis au courant de la démission de mes trois députés RB, je n’ai pas reçu de lettre pour me dire il y a trois des vôtres qui vous ont quitté Mr le président, je ne sais pas, je l’ignore. Alors, là aussi il y a quelque chose qui se passe qui n’est pas bien, jusqu’à aujourd’hui j’ignore si Quenum, Ali Camarou, Houangnin ont démissionné de mon groupe, je viens de l’apprendre par mon vice président derrière moi comme ça en catimini. Mais moi Rosine Vieyra Soglo, présidente du groupe je n’ai rien su. Président du parti qui les a amené ici, car c’est par la RB qu’ils sont venus ici dans cet hémicycle, c’est la RB qui a fait campagne pour eux, c’est parce que  la RB a dit prenez les que la population a voté pour eux, ça aussi il faut en parler, faut pas avoir la langue de bois, moi je n’ai plus rien à perdre. Regardez moi bien eux tous, mes chers collègues regardez-moi, regardez-moi bien, si vous croyez que ça me fait quelques choses, vous vous fourrez les doigts…. Je suis vieille, je suis aveugle, je suis dans la cité 24H sur 24, je prie le ciel pour que ça ne vous arrive pas. Qui sait, qui n’ose, personne ne le sait, alors ne vous réjouissez pas. Vous savez, ah! on va lui faire quelque chose. Vous ne me faites rien. On ne peut plus rien me faire. On ne peut plus faire quelques choses à quelqu’un qui n’existe plus, quelqu’un qui n’est plus vivant. Car moi je ne suis plus, je suis aveugle, je suis vieille. Si QUENUM, si Ali Camarou, qui connaissait Ali Camarou  qui l’a amené ici? Houngnin ? Qui les connaissait ? Si Léhady n’était pas allé les chercher ? Quenum il n’a même pas honte, lui qui se dit venant d’une grande famille, la façon dont il se comporte, j’ai le droit de le dire monsieur le président. Vous en pensez ce que vous voulez. Je n’ai rien n’a ciré, car je n’ai plus rien à perdre, vous le savez très bien, vous ne pouvez plus rien me faire, rien du tout. S’il vous plaît laissez moi parler ne serait ce que pour une fois.  La langue de bois j’en ai ras-le- bol. Vous croyez quoi ? Que le pays vous appartient ? On est rien. Nous ne sommes rien du tout. César n’oublie pas que tu n’es que mortel. Nous sommes tous mortels, ce n’est que Dieu qui compte, n’oublie pas que tu n’es qu’un simple mortel César et pourtant il avait tout. Alors il faut arrêter. Je ne dis rien, je me tais, je viens ponctuellement ici, je viens travailler, parce que la population m’a élu alors je respecte la population, je suis toujours ici, même si je suis aveugle, même si je suis fatigué, je travaille, mais il ne faut pas croire que vous allez me marcher sur les pieds, pourquoi ? Personne ne peut le faire. Il n’y a que Dieu seul, c’est vrai que je suis la doyenne, eh bien vous aurez d’autres doyens et doyennes. (……) et j’attends que vous m’envoyez les démissions des trois zouaves qui sont partis.

Les propos de Epiphane Quenum Possy Berry en réponse à la présidente Rosine Soglo


Après la réaction véhémente de la présidente Rosine Vieyra Soglo au sujet de la démission de Epiphane Quenum, Ali Camarou et Parfait Houangni du groupe parlementaire qu’elle préside et au constat que le président de l’Assemblée nationale n’ait pas voulu me laisser prendre librement la parole, j’ai demandé que soit activée les dispositions de l’article 51 qui accorde à tout membre de l’Assemblée 5 bonnes minutes de parole à la fin des débats à l’ordre du jour. La vérité sur la dislocation du groupe parlementaire Nation et Développement de la Rb s’impose pour mettre fin aux spéculations de mauvais alois colportées ça et là par des apprentis sorciers de la 25ème heure arrivés dans une maison qui s’est vidée des bonnes chaires. N’attendez pas que je trahisse ma culture et mon éducation qui obligent à respecter la bosse du vieillard pour ce qu’elle contient que de choses mystérieuses et le sein de vielle mère pour ce qu’il est devenu une divinité. Je ne veux non plus dire que la présidente Rosine Vieyra Soglo use de mensonge. Un vieillard ne ment pas. On dit qu’il est dans l’art. En politique, cela s’appelle le principe de l’étonnement propre qui est l’art de se victimiser pour retourner les efforts d’une situation consciemment créée par soi-même. Les propos tenus par la doyenne des députés, maman, n’a de but que de sacrifier Quenum et les autres députés à l’autel des ambitions de son fils qui rêve de devenir le prochain président de la République et pour qui on élague les branches gênantes. Comment comprendre le comportement des sages de la politique qui mettent la braise sur le toit en paille de leur case et qui se mettent à demander secours et désigner un bouc émissaire qu’ils savent bien en leur âme et conscience innocent. Le président Yayi Boni n’a rien à voir dans ce dossier. La lettre demandant à Epiphane Quenum de quitter la Rb sous peine de ne même être reconnu comme membre de la famille ‘’Houézèhouè’’  a été distribué à tous les députés. Là, je vois dans la désignation du président Yayi Boni l’art de se servir de ce qui n’est pas pour ‘’avorter’’ des contrats jurés devant Dieu et les hommes. J’ai entendu parler de transhumance comme le font les députés de la Rb. Quand on renvoie quelqu’un ont s’attendre qu’il aille quelque part d’autre. Je respecte maman, mais je voudrais qu’elle ne me sacrifie pas à l’autel des ambitions de son fils Léhady Soglo
                                                                                               Propos recueillis par Fidèle KENOU

Assemblée Nationale: Le rapport d’activité de Nago adopté à l’unanimité des députés


Pour la cinquième fois, le président de l’Assemblée Nationale, Mathurin Coffi Nago s’est donné à l’exercice de présentation de son rapport d’activité. Si à l’évidence il lui est reproché une complicité avec le gouvernement sur le plan du contrôle de l’action gouvernementale, il faut dire que le rapport a reçu une meilleure appréciation de l’ensemble des députés.
Fidèle KENOU                                           
A l’unanimité des 72 députés présents, le rapport d’activité du Professeur Mathurin Nago est adopté ce jeudi 7 Novembre 2013 au palais des gouverneurs de Porto-Novo. Ce rapport fait le point des activités menées par la deuxième personnalité de l’État au plan interne et externe durant les six derniers mois, c'est-à-dire du 1er Avril au 30 Septembre 2013. Au plan interne, le rapport a développé  plusieurs points dont entre autre la participation des députés aux plénières, le travail législatif, le contrôle de l’action gouvernementale, la  gestion des ressources financières et matérielles etc.  Au titre de la participation des députés aux plénières, le Président Nago a fait remarqué qu’il y a une légère amélioration comparativement au passé, néanmoins la situation est plus inquiétante pour ce qui concerne la participation aux travaux en commissions, car la participation est faible. Pendant ce semestre les députés ont tenu trois sessions dont une ordinaire et deux extraordinaires et 23 séances plénières. Pendant la session ordinaire, 15 séances plénières  sont tenues et 8 au cours des deux sessions extraordinaires. Ces séances plénières ont permis de voter un certain nombre de lois : La loi 2013-14 portant loi organique relative aux lois de finances en République du Bénin, 8 lois ordinaires, la loi portant autorisation de ratification, 2 mises en conformités avec la constitution. En ce qui concerne la deuxième mission de la l’Assemblée Nationale, c'est-à-dire le contrôle de l’action gouvernementale,  le parlement s’est acquitté de ses obligations a déclaré le Professeur Mathurin Coffi  Nago, au total six questions écrites sont envoyées au gouvernement, 4 questions orales avec débats ont été traitées en plénière, il y a aussi les questions d’actualités dont une seule est abordée en plénière. En outre une commission d’enquête est mise sur pied pour vérifier la gestion des fonds Fadec dans les communes et municipalités du Bénin. De même le gouvernement est interpellé sur une question relative au  protocole d’État etc. Au plan externe le président a participé à plusieurs cérémonies d’ouvertures, des rencontres statutaires, à la conférence internationale contre la malnutrition infantile organisée par l’Unicef et le gouvernement Français, à  la réunion de la CPAO (Conférence des Présidents d’Assemblées de l’Afrique de l’Ouest) à Abuja.  Après la présentation de ce rapport les députés ont tous réagi pour reprocher au président une complicité avec l’exécutif du fait qu’il n’y a pas eu de réponses aux questions orales et d’actualités. A ce sujet le président a expliqué que cela est dû à l’insuffisance du temps pour programmer les dites questions en séances plénières.  Pour remédier à ce problème il a proposé qu’ensemble avec la plénière un autre jour soit trouvé en plus du jeudi pour traiter des questions d’actualités en une fois toutes les deux semaines. En général il faut dire que le rapport est apprécié de l’ensemble des députés, ce qui justifie le vote à l’unanimité par les 72 députés présents et représentés.


23/09/2013

Audience du Chef de l’Etat : Les forces vives de Porto-Novo sollicitent l’engagement de Boni YAYI pour la réhabilitation de la capitale


Le Président de la République a eu une importante séance de travail dans la journée de ce samedi 21 septembre 2013 avec une forte délégation venue de Porto-Novo. Conduite par le président des sages Karim da Silva, le préfet Moukaram Badarou et le maire Moukaram Océni,  cette délégation est composée de toutes les couches sociales de la ville, notamment les têtes couronnées, les notables et dignitaires, les sages, les groupes socio-professionnels etc.














A l’ordre du jour des échanges, la  question de la réhabilitation de la ville capitale. Tour à tour, Karim da Silva et Moukaram Océni, appuyés par le préfet ont d’abord exprimé leur gratitude à l’endroit du Chef de l’Etat, le Docteur Boni Yayi pour ses réalisations en faveur de Porto-Novo depuis son accession au pouvoir. Un accent particulier a été mis sur les infrastructures de l’ordre de 33 milliards de francs cfa, érigées dans le cadre de la célébration dans la ville-capitale, du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin. Saisissant l’opportunité de cette audience et surtout de l’attention particulière dont jouit leur ville auprès du Président Boni Yayi, les forces vives présentes ont à nouveau sollicité son leadership pour la réalisation de  projets novateurs susceptibles de changer l’image actuelle de  Porto-Novo en lui conférant le prestige d’une capitale moderne. Il s’agit de  la construction du siège de l’Assemblée nationale, de la poursuite de la Rocade (boulevard du cinquantenaire) jusqu’à hauteur de Beau Rivage,  de la construction d’un hôtel de ville moderne, de la construction d’un parc d’attraction sur la berge ouest de la lagune, de  l’érection d’un marché de standing international, d’une université en bonne et due forme, d’une tour administrative, de l’introduction de la langue gun dans l’enseignement, de la prise en compte des listes de l’Ouémé-Plateau pour les élections consulaires à la Ccib. L’autre dossier cher au conseil municipal  est le programme intégré de viabilisation, d’aménagement et d’assainissement de la zone de Lokpodji. Cet ambitieux projet jusque-là piloté par la mairie, comporte plusieurs infrastructures, à savoir un port fluvial, un second pont, la seconde manche de la Rocade (Agata-Lokpodji) etc. La diplomatie du maire lui a déjà  permis d’obtenir l’accord de principe de plusieurs partenaires tels que la Bad, la Boad, l’Afd, la JK du Japon. Le Fonds français pour l’environnement mondial (Ffem) a même déjà octroyé un financement de 800 millions pour le démarrage de certains volets. Moukaram Océni a souhaité que le Chef de l’Etat s’implique comme à son habitude et grâce à son leadership pour le bouclage du financement et la réalisation du projet. Dans sa réponse aux différentes doléances, le Chef de l’Etat a dit sa disponibilité à travailler  et à trouver ensemble avec les forces vives de Porto-Novo  les solutions appropriées  aux grands enjeux de développement de la capitale du Bénin. Il s’est engagé dans l’immédiat à débloquer la situation du projet de parc d’attraction pour lequel la Boad a accordé un don de 400 millions de francs cfa. S’agissant du siège de l’Assemblée nationale, le président Yayi a expliqué avec force détails  toutes les péripéties connues par ce chantier qu’il s’était engagé à inaugurer à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance. Mais pour des raisons de mauvaise gouvernance, le bâtiment en construction ne respecte pas les normes et une expertise des travaux  est commanditée pour déterminer si le chantier doit être poursuivi ou carrément transféré en un autre site dans la ville. En ce qui concerne l’introduction de la langue gun à l’école, elle sera prise en compte dans le cadre de l’extension du programme d’introduction des langues nationales dans le système éducatif. Quant au dossier Ccib, le président Yayi, au nom de la séparation des pouvoirs, a suggéré laisser à la cour suprême étudier la question. En clôturant les travaux et prenant à cœur toutes les préoccupations à lui soumises, le Chef de l’Etat a promis mettre en place un comité tripartite, Etat-conseil communal-société civile pour étudier en profondeur les conditions de leur mise en œuvre. Il n’a pas manqué de regretter le manque de disponibilité foncière qui limite  énormément la capacité de Porto-Novo à porter des infrastructures de grande envergure. La délégation de Porto-Novo s’est dite très satisfaite de cette séance qui augure de son avis  d’un lendemain meilleur pour la réhabilitation de la ville capitale.

Bruno OTEGBEYE (Cell.Com/PR)

01/08/2013

53ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance : Lire l’intégralité du message du chef de l’Etat

Béninoises, Béninois, Mes chers compatriotes, Nous célébrons, demain 1er août 2013, notre fête nationale en souvenir du glorieux événement de l’accession de notre pays, le Bénin, à la souveraineté internationale, voici 53 ans. Je remercie Dieu, le Père céleste, de toujours jeter un regard bienveillant et constant, en accordant à notre pays, la stabilité et la paix.


En cette veille de la commémoration de notre indépendance, j’adresse à chacun de vous, Béninoises et Béninois, mes souhaits de bonne fête et mes vœux sincères de paix, de joie, de prospérité et de bonheur.  Je voudrais enfin, formuler à l’endroit de nos partenaires au développement et à tous nos amis étrangers établis chez nous, mes vœux les meilleurs à l’occasion de notre fête nationale. Le peuple béninois, en cette occasion solennelle, leur est infiniment reconnaissant pour leur contribution de qualité à nos efforts de construction d’une Nation unie, démocratique et prospère.
Béninoises, Béninois, Mes chers compatriotes,
A l’occasion de mon dernier message de vœux de nouvel an à la nation, j’avais lancé un appel solennel au travail à toutes les filles et tous les fils de notre chère et commune patrie, le Bénin, à travers une mobilisation générale, en vue de la poursuite de l’œuvre de construction nationale. C’est dans cette perspective, que mon gouvernement a pris des initiatives placées sous le signe de la concorde nationale, avec comme souci majeur, d’inverser la courbe de l’accentuation de la pauvreté. C’est pourquoi, notre action a porté sur une série de réformes aussi bien structurelles qu’institutionnelles dans tous les secteurs vitaux de notre économie, pour accroître la productivité et lutter ainsi contre la précarité. Il s’agit pour nous d’inverser la courbe du chômage inquiétant qui touche une frange importante de la jeunesse, comme dans tous les pays du monde, en nous mettant ainsi en phase avec les recommandations de la communauté internationale, notamment en ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Il s’agit aussi d’inverser la tendance à la pérennisation de notre système de gouvernance qui, loin de promouvoir un développement intégral et inclusif, conduit au contraire à l’accroissement de la pauvreté. Je vous le jure, mes chers compatriotes, mon gouvernement, en symbiose avec nos institutions républicaines et le concours de tous, est déterminé à procéder à une véritable transformation de notre société. Un des fléaux qui entravent notre marche vers le progrès et le bien être de notre Peuple réside fondamentalement dans la mauvaise gouvernance des affaires publiques comme privées de notre cité commune.
Mes chers Compatriotes, Je le jure, mon gouvernement s’engage fermement avec vous à promouvoir la bonne gouvernance sous toutes ses formes. Qu’il s’agisse de la gouvernance constitutionnelle, électorale, politique, locale, économique et sociale, nous prendrons des mesures plus hardies pour que le Bénin, notre chère patrie, soit à la hauteur de ces enjeux et de ces défis. Le premier est celui d’une gouvernance de qualité fondée sur les valeurs spirituelles, éthiques et morales, centrées sur la foi en Dieu, notre Père Céleste et l’amour du prochain. Ensemble, nous nous emploierons à mener une lutte implacable contre la corruption et relever le défi de la transparence, le défi de l’obligation de résultats, le défi de la reddition des comptes et le défi de la lutte contre l’impunité. Chaque béninoise et chaque béninois doit se sentir concerné par la question de la bonne gouvernance et contribuer à sa concrétisation dans notre vécu quotidien, car en fait, de sa résolution correcte, dépend la prospérité partagée de notre chère patrie.
Mes très chers compatriotes,
Je vous respecte pour l’amour que vous avez toujours témoigné pour notre patrie, le Bénin. Je vous respecte pour le courage dont vous faites preuve en ces moments de crise économique mondiale qui n’épargne aucun pays.Mon Gouvernement prend ainsi à partir de cet instant l’engagement d’amorcer avec vous une véritable transformation structurelle afin qu’à 900 jours de l’échéance des OMD, notre pays ait réalisé, à l’heure du bilan, des progrès sensibles et jeter les bases de l’agenda post 2015 et le ciment du développement durable. A cet effet, nous devons œuvrer pour un développement durable fondé sur l’éradication de la pauvreté, sur une croissance de qualité, sur une croissance inclusive parce que créée et partagée par tous et une croissance respectueuse de l’environnement. Celle-ci doit s’inscrire dans la durée et prendre en considération les aspirations des femmes et des jeunes à l’emploi décent. C’est le moment de nous mobiliser pour mieux produire. A cet égard, notre jeunesse doit faire sien ce combat aux côtés de l’Etat en s’intégrant dans le secteur productif créateur de richesse et de prospérité.
Béninoises et Béninois, Mes très chers compatriotes, En  ce jour mémorable de notre indépendance, nous devons avoir à cœur les combats livrés par nos aïeux au prix de leur sang pour la libération de notre chère patrie. En m’inclinant devant leur mémoire, je voudrais vous rappeler en cette circonstance privilégiée, l’impérieux devoir que nous avons de mettre fin aux exclusions de tous genres générées et entretenues par la corruption et la faible capacité de notre appareil administratif à offrir avec efficacité les services de base aux citoyens. Ces exclusions concernent comme vous le savez l’accès au foncier, à l’eau, à l’énergie, au logement, aux infrastructures, à la santé, à l’éducation, à la justice, à la liberté et à la santé. En somme, le moment est enfin venu d’assurer véritablement la sécurité humaine dans notre pays. A cet égard, je me félicite de la participation de notre pays à deux grands groupes de réflexions et de propositions au niveau mondial, en l’occurrence le groupe de personnalités de haut niveau chargé du programme de développement pour l’après 2015 mis en place par mon Cher Ami BAN KI MOON, Secrétaire Général des Nations Unies, et le groupe intergouvernemental pour le développement durable. En accord avec les priorités retenues par l’agenda post-2015 pour le programme de développement et qui reflètent fidèlement celles exprimées au niveau national lors des consultations, je réitère l’engagement de mon gouvernement à œuvrer pour un nouveau partenariat mondial global axé sur les principes suivants :-    ne laisser personne sur le quai ;-    placer le développement durable au cœur de nos débats ;-    transformer notre économie pour créer des emplois et favoriser un mode de croissance inclusive ;-    construire la paix et créer des institutions efficaces, transparentes et crédibles ;-    participer activement à ce nouveau partenariat mondial global basé sur une responsabilité partagée et les agendas environnementaux en vue de préserver notre planète.
C’est à la réalisation de ces priorités que s’inscrit la mise en service, par mon gouvernement, d’une deuxième chaine télévisuelle destinée en grande partie au secteur privé pour la valorisation des activités créatrices de richesses, source d’emplois des jeunes et des femmes. J’invite donc tous les acteurs du secteur privé, à savoir opérateurs économiques, artisans, coiffeuses et coiffeurs, couturières et couturiers, acteurs de la plate-forme des filières agricoles à se saisir de cet instrument pour promouvoir la valeur du travail bien fait et de son importance dans l’essor économique de notre pays.
Mes très chers compatriotes, L’interdépendance croissante de nos économies accentuée par la mondialisation ne doit laisser aucun pays indifférent. Ainsi que vous le savez, aux menaces traditionnelles qui freinent le développement de notre pays, s’est ajouté ces dernières années, un phénomène très complexe qui se développe à un rythme effréné. Il s’agit de l’insécurité qui prend des proportions inquiétantes dans notre sous-région et recouvre diverses formes et facettes notamment le terrorisme international, la piraterie maritime, la criminalité transfrontalière organisée, la cybercriminalité, les trafics illicites de tous genres et les fondamentalismes religieux. Au regard de sa complexité, Il est impérieux d’accompagner toutes les initiatives au niveau de la sous-région et de les mettre en synergie pour réussir la croisade contre l’insécurité car, il ne saurait y avoir de démocratie véritable et de Nation sans liberté et encore moins, de liberté sans la sécurité.
Béninoises et Béninois, Mes chers compatriotes, Certes, nous rencontrons des difficultés de parcours dans notre marche vers le progrès social. Mais, dans l’unité et avec la synergie d’actions, je suis persuadé que nous pourrons les surmonter, parce qu’ensemble nous serons toujours plus forts. En cette occasion solennelle de la commémoration de notre fête nationale, je vous exhorte donc à la sérénité et à la confiance, à l’espoir et à l’espérance. C’est dans cet esprit que j’ai décidé d’accorder la grâce présidentielle à nos compatriotes détenus dans nos prisons civiles qui en remplissent les conditions. Je les invite à renoncer à l’avenir aux comportements déviants qui les mettent en conflit avec les lois de notre république et avoir désormais une conduite citoyenne pour servir notre patrie commune dans l’honneur et la dignité.
Bonne fête mes très chers compatriotes.
Vive la République !
Que Dieu bénisse le Bénin, notre chère patrie.
Que Dieu bénisse notre monde !