29/05/2014

« Avant Tado le vrai point de départ se situe au Nigéria » dixit le Professeur Félix Iroko à propos de L’histoire migratoire d’Adja-Tado à Allada



Enseignant à l’université d’Abomey-Calavi, Félix Iroko est un professeur titulaire émérite d’histoire. Au cours de la conférence publique qu’il a donné dans le cadre du Festival de l’aire culturelle Adja-Tado étape de Dahè, dans l’enceinte de l’hôtel village club Ahémé, commune de Houéyogbé, l’homme d’histoire a révélé les origines de la plus grande aire culturelle du Bénin « Adja-Tado », les différentes ethnies qu’elle comporte et les raisons qui justifient la présence de la localité Dahè dans le déroulement de l’histoire. Votre rédaction a réservé pour vous, une bonne portion de cette histoire qu’elle vous propose de lire.

L’aire culturelle Adja-Tado

L’aire culturelle Adja-Tado, c’est la plus grande aire culturelle du Bénin. Cette aire culturelle regroupe à elle seule dix-sept (17) groupes ethniques du Bénin. Ce qui représente à peu près trente-trois pour cent (33%) de la population globale du Bénin. Cette aire culturelle est entre coupée de part et d’autres par l’aire Yoruba, va pratiquement du Sud jusqu’au centre du Bénin. Cette aire culturelle à pour foyer d’origine Tado au Togo, précisément dans la latitude d’Aplahoué. Mais avant Tado le vrai point de départ se situe au Nigéria. Le Révérend Père Berto dans les années 1940 avait été le premier à montrer les liens qui existent entre les Yoruba et le groupe Adja. La localité Adja au Nigéria est dans la banlieue de Lagos. Donc les habitants de Adja quand ils sont arrivés au Togo, les gens leur ont demandé d’où ils sont venus, et ils ont répondu « Adja » et c’est ainsi que le Nom Adja leur a été donné. Ceci est un procédé classique au Bénin, où on appelle une personne par le nom de son origine. Dans cette aire culturelle, il est fréquent qu’on appelle les gens par le nom de la localité d’où ils proviennent. A Porto-Novo par exemple si vous êtes d’Allada et vous arrivez à Porto-Novo et on vous demande qui êtes-vous? Et vous répondez « Allada », on peut vous appeler « Allada » ou « Alladanou » simplement, c’est un procédé classique. Ce point de départ se situe aux environs du XIIIème au XIVème siècle, pratiquement plus d’un demi-millénaire. Les gens sont partis d’Adja probablement pour des raisons militaires. Ils ont émigrés vers l’Ouest, arrivés à Kétou, ils ont fait une longue escale là. Une longue escale qui leur a permis de placer quelques-uns de leurs souverains sur le trône de Kétou. Peu après pour des raisons inconnues, ils sont répartis toujours plus à l’Ouest et sont arrivés à Tado. Tado (ou Sado) est considéré aujourd’hui comme le berceau des Adjas. Ce n’est qu’un berceau secondaire en réalité parce que le principal berceau se trouve au Nigéria. Tado ou Sado est devenu très tôt le capital d’un royaume très puissant. La population a augmenté rapidement, et les gens pour des raisons militaires ont éprouvé le besoin d’émigrer. Quelques groupes ont donc quitté Tado pour se réfugier vers l’Est comme s’ils retournaient encore au Nigéria. Et c’est dans ce mouvement de refuge que sont nés les dix-sept (17) groupes sociaux culturelles de cette aire culturelle là. Et c’est dans ce refuge là que Dahè a été concerné. Nous historiens, nous ne sommes pas tous d’accord entre nous. D’aucuns disent que Dahè est l’escale la plus importante et d’autres ont dit non qu’elle n’a été qu’une étape secondaire. Quelques-uns d’entre nous affirment même qu’il n’y a pas eu d’escale à Dahè.

L’histoire d’Adjahouto, le chef de la migration de Tado à Allada

Le chef de cette migration partant de Tado à Allada, s’appelle Yêgou et son deuxième nom c’est Landai. De Tado, ils sont passés par Dahè, Dedomè, Avakpa, Dekanmey, pour se retrouver à Allada.
Landai quand il est arrivé à Allada, le surnom qu’on lui a donné c’est Adjahouto (le tueur des Adjas). Parce qu’il en a beaucoup tué avant de quitter Tado et en route aussi il en a tué. Pourquoi, il en a tué, c’était pour une question de pouvoir, une question de trône. Il n’a pas pu accéder au pouvoir parce que les gens lui ont dit, tu es prince d’accord, mais tu n’es prince que du côté maternel. Hors ceux qui sont nés prince du côté paternel ont sur lui une certaine priorité. Il y a d’autres anecdotes qui racontent que c’était beaucoup plus un trône familial que le trône même de Tado. Toujours est-il qu’il a eu des altercations dans lesquelles il a tué les adjas. Craignant donc des représailles c’est- à-dire des vengeances, il a fui avec sa suite pour venir à Allada, où les gens l’ont immédiatement proclamé Roi, mais sous le nom de Adjahouto (le tueur des Adjas). Vers la fin de sa vie, il a dit à son entourage : si je meurs, il faudrait que je sois divinisé, pour que j’atteigne l’apothéose. Atteindre l’apothéose, cela veut dire en bon français devenir une divinité et donc vulgairement un fétiche. Adjahouto est donc devenu une divinité que les gens continuent d’adorer jusqu’aujourd’hui à Allada même, comme dans beaucoup d’autres régions à commencer par Dahè.

Pourquoi Dahè ?

Dahè est une société cosmopolite. Des gens sont venus de plusieurs horizons pour se rencontrer à Dahè. Dahè a été un carrefour d’une grande rencontre entre les peuples. Dahè est, une très vieille localité qui existait bien avant Sè. Puisque Sè a été fondé par Dahè. Un vrai carrefour qui a prospéré très vite au point de devenir un objet de convoitise pour beaucoup d’armées ennemies à la région. Donc, Dahè était une localité constamment menacée par les guerriers au point que Dahè était entourée d’une puissante forteresse. Et ces fortifications, ce sont des fossés profonds creusés pour entourer la localité qui ont rendu la localité inaccessible aux assaillants. Les vestiges de ces fortifications existent encore jusqu’aujourd’hui. La principale divinité protectrice de la localité de Dahè s’appelle Dida. Le nom de la localité est issu du nom de la divinité parce que les gens quand ils arrivent d’ailleurs, ils disent qu’ils vont à Didahoué, ce qui est devenu par déformation Dahè. La divinité Dida est importante d’une part parce qu’elle protège la localité. D’autre part, elle est d’une grande importance linguistique. A Dahè, il y a des XWLAS qui sont venus d’agbanakin au Togo, ils sont les plus nombreux à Dahè aujourd’hui. En plus des XWLAS, il y a des Xwédas, qui sont venus du quartier Tovè de Ouidah. Il y a aussi quelques Sahouè très peu nombreux. Ce n’est que par la suite que les gens d’Allada sont venus à Dahè. On les appelle les Alladanous.

Les dix-sept (17) ethnies de l’aire culturelle Adja-Tado

Les fon, kotafon de Lokossa, les Sahouè, watchi, xwla, xwéda du Ouidah, les tchi des terres noires vers Abomey, les tolinous, les tofinous, adjranous, les Aïzo d’Allada, sètonou, les mahi de Savalou, xwémènous de Xwémè, les defi de Djèrègbé, adjas, les gouns de Porto-Novo.
Propos recueillis et transcrits par Fidèle KENOU






15/05/2014

[AFFAIRE TENTATIVE D'EMPOISONNEMENT DU CHEF DE L 'ÉTAT] APRÈS LE GRAND TAPAGE JURIDIQUE ET MÉDIATIQUE :YAYI PARDONNE TALON ET CONSORTS

VOICI L'INTEGRALITE DE SA DÉCLARATION
PRÉSIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU BENIN



Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,
Qu’il vous souvienne, qu’en octobre 2012 et en février 2013, notre pays a vécu des événements douloureux de tentative d’empoisonnement du Président de la République et d’attentat à la sûreté de l’Etat. Ces événements n’ont pas manqué d’avoir de graves répercussions sur la vie politique nationale contribuant ainsi à ternir l’image du Président de la République, de notre pays, de notre démocratie et de ses Institutions sur le plan national et international.
Au terme de plusieurs procédures judiciaires, la Chambre judiciaire de la Cour Suprême, la plus haute Juridiction de notre pays, par ses arrêts n°2013-26/CJ-P du greffe et n°2013-27/CJ-P du greffe en date du 2 mai 2014 a cassé les décisions rendues par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Cotonou sur les affaires de tentative d’empoisonnement et d’attentat à la sûreté de l’Etat confirmant ainsi le maintient des poursuites à l’encontre des inculpés.
Mes chers compatriotes,
Pendant que les procédures judiciaires suivaient leur cours, les plus hautes Autorités de la République Française, pays de refuge de Messieurs Patrice TALON et de BOKO Olivier, ont décidé de s’engager à trouver une issue favorable à ce dossier en vue de permettre à notre pays, en quête de prospérité, de jouir de la paix et de la quiétude conditions propices à la réalisation de cet objectif.
A cet effet et à l’initiative de son Excellence Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française, son Excellence Monsieur Abdou DIOUF ancien Président de la République sœur du Sénégal, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Grand Homme d’Etat connu pour son leadership de qualité, a été saisi de ce dossier en qualité de médiateur avec l’appui du gouvernement français, notamment en la personne de mon très cher ami, l’éminent Ministre d’Etat Français des Affaires Etrangères et du Développement International, Monsieur Laurent FABIUS.
De même, dans sa médiation, le Président Abdou DIOUF s’est attaché les services de Monsieur Hugo SADA, ancien éminent Directeur des Affaires Politiques et des Droits de l’Homme à l’OIF en qualité d’émissaire. Je dois reconnaître que ce dernier, par ses qualités humaines et intellectuelles a su travailler avec discrétion, sérénité, perspicacité et efficacité, réussissant ainsi avec bonheur sa mission. J’ai eu l’occasion de me rendre compte personnellement de ses grandes qualités au terme des deux visites qu’il m’a rendues à Cotonou dans le cadre de sa mission.
A l’issue de cette médiation, en ma qualité de Père de la Nation, je vous informe aujourd’hui, mes très chers compatriotes que Monsieur Patrice TALON a adressé à son Excellence le Président Abdou DIOUF, une correspondance dans laquelle il regrette sincèrement et profondément le fait qu’il ait pu nuire d’une manière ou d’une autre au Président de la République dans sa tentative de défense de ses intérêts. Il dit aussi regretter l’activisme politique qui a été le sien durant cette situation et s’engage à y mettre fin.
Le Président DIOUF vient de me confirmer qu’il a reçu un tel message de Monsieur Patrice TALON.
Sur cette base, dans l’intérêt supérieur de notre pays et de la priorité que j’ai toujours accordée à l’intérêt général, j’ai décidé en mon âme et conscience et en toute liberté, de pardonner.
Ce pardon s’adresse à messieurs Patrice TALON, BOCO Olivier et à tous les détenus impliqués dans les dossiers d’association de malfaiteurs et de tentative d’assassinat par empoisonnement du Président de la République d’une part, et d’attentat à la sûreté de l’Etat, d’autre part.
Le pardon accordé, je serais reconnaissant aux systèmes judiciaires de mon pays des dispositions appropriées qui seront prises en rapport avec mes avocats que je remercie du fond du cœur pour leur professionnalisme, en vue de rendre la liberté à tous les détenus et garantir à tous, la liberté de circulation aussi bien dans notre pays que dans le reste du monde.
J’invite donc ces derniers où qu’ils se trouvent à travailler pour la construction de notre Patrie commune, le Bénin, dans le strict respect des lois de la République, de la morale, de l’éthique et de la bonne gouvernance et préserver la bonne image légendaire de notre Nation.
Je réitère ma disponibilité et ma sollicitude entières et constantes à l’endroit des intéressés tout comme à celui de tous mes concitoyens.
Je ne terminerai pas ce message d’espoir et d’espérance pour notre Peuple sans témoigner ma profonde gratitude à mon Cher ami, Son Excellence le Président François HOLLANDE, à mon Cher Doyen respecté et bien aimé, son Excellence le Président Abdou DIOUF, au Ministre d’Etat Laurent FABIUS, à l’humaniste, l’émissaire Hugo SADA ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté dont la précieuse contribution a permis le succès de cette médiation.
Mes Très Chers compatriotes,
J’exhorte chaque béninoise et chaque béninois à tourner définitivement la page de cette affaire et nous atteler ensemble à la résolution des problèmes quotidiens auxquels notre Peuple est confronté. Cette affaire doit être derrière nous tous.
Chers compatriotes,
Créatures divines nous sommes. Portons donc Dieu, le Père Céleste, le Très Haut, le Très Miséricordieux et Clément, l’Ami Fidèle, notre Créateur dans le cœur et renforçons notre foi, acceptons nous les uns les autres pour que vive notre patrie commune, le Bénin.
Vive la République !
Que Dieu bénisse notre pays, le Bénin.
Je vous remercie !

08/05/2014

Le parlement autorise la ratification de 35 Milliards de FCFA relatif à l'aménagement et le bitumage de routes structurantes au Bénin



Les députés de la sixième législature, malgré leur divergence  politique privilégient à des occasions données, l’intérêt général aux calculs et positions politiques. Pour preuve, ils ont voté à l’unanimité des députés présents et représentés, les deux demandes d’autorisation de ratification dont les rapports sont présentés par la commission des échanges et des finances lors de la plénière du jeudi 8 Mai 2014 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Le premier projet de loi porte sur le financement partiel du projet de transport urbain à Parakou : reconstruction de la traversée et du contournement de la ville. Son accord de prêt est signé à Cotonou le 31 mars 2014 entre la République du Bénin et la Banque Ouest Africaine de développement (Boad). Le coût global de ce projet s’élève à 59 milliards 296 millions. Sur ce projet la BOAD, apporte un financement de 10 milliards de francs CFA.
Le second projet de loi porte sur le financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de routes structurantes : Comé-Lokossa-Dogbo et de la bretelle Zounhouè-Athiémé-Frontière du Togo, Savalou-Tchèti-Frontière du Togo et la bretelle Logozohè-Glazoué et Djèrègbé-Dja-Owodé-Frontière du Nigeria. Le coût global du projet s’estime à 92 milliards de francs CFA. Grâce à l’accord de prêt signé à Cotonou le 31 mars  2014 entre la République du Bénin et la Banque Ouest Africaine de développement (Boad) dans le cadre de ce projet, le gouvernement du docteur Boni Yayi va bénéficier  d’un prêt de 25 milliards de francs CFA auprès de la BOAD. Après la présentation des deux rapports sur ces projets de loi portant sur les autorisations des ratifications, les députés ont tous reconnus les efforts que fournit le Chef de l’Etat dans le cadre des aménagements et bitumage des routes. Ils ont pour la plupart souhaité que les fonds aillent réellement aux fins pour lesquels ils sont destinés. Signalons que les deux financements qui viennent d’être autorisés pour ratification proviennent de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

                                                   Fidèle KENOU


Les tractations sont lancées dans la majorité et la minorité parlementaire: Mise en place de la Commission électorale nationale autonome (Cena)



Les députés de la sixième législature, à la faveur de la séance plénière qu’ils ont tenue le jeudi 08 Mai 2014 au palais des gouverneurs à Porto-Novo, ont fait une avancée notable dans le cadre du processus de désignation des membres qui dirigeront la commission électorale nationale autonome (CENA) les sept (7) prochaines années. Tout se joue maintenant au sein de la majorité et la minorité parlementaire.
Fidèle KENOU
Tout se précise du côté de l’Assemblée Nationale sur la désignation du prochain bureau de la Commission électorale nationale autonome (CENA). A propos de cette désignation, le rapport de la commission des lois de l’administration et des droits de l’homme de décembre 2013 portant sur les modalités de désignation des membres de la CENA a été examiné. Ce rapport a reçu l’accord de tous les députés présents et représentés parce que basé sur les dispositions prévues aux articles 19 et 20 du Code électoral  en République du Bénin voté par l’Assemblée Nationale en sa séance du 08 Avril 2013. Il ressort donc de l’article 19 de la Loi 2013-06 portant code électoral en République du Benin que la commission électorale nationale autonome est composée de cinq (05) membres désignés par l’Assemblée Nationale. Parmi ces cinq membres, deux (2) proviennent de la majorité parlementaire, deux (2) de la minorité parlementaire et un (1), le cinquième doit être un magistrat de siège. L’article 13 du même code électoral prévoit que la CENA soit une  structure administrative permanente. Et l’article 20 de préciser que ces cinq membres désignés par l’Assemblée Nationale feront l’objet de nomination par un décret pris en conseil des ministres pour un mandat de sept(7) ans  non renouvelable.
Après l’examen du rapport de la commission des lois qui rappelle les dispositions du code électoral sur la désignation des membres de la CENA, le président de l’Assemblée Nationale a invité la majorité parlementaire et la minorité parlementaire à transmettre la liste de leurs deux membres au plus tard le jeudi 15 Mai prochain.

Aloukpe, Houngan et Nadjo en lice du côté des magistrats

L’assemblée générale des magistrats de son côté a fourni conformément aux dispositions de l’article 19, une liste de trois magistrats de siège ayant exercé de façon continue pendant quinze (15) ans au moins. Cette liste compte un seul homme et deux femmes. Il s’agit de : Jean Baptiste Aloukpe, Claire Houngan Ayemona et Geneviève Nadjo. Le magistrat qui sera retenu parmi ces trois est celui ou celle qui totalisera après vote la majorité qualifiée des 2/3 des voix.

Encadré

Extrait de la Loi 2013-06 portant code électoral en République du Benin.

Article 19 : La Commission électorale nationale autonome est composée de cinq (05) membres désignés par l’Assemblée Nationale.
 Ils sont choisis parmi les personnalités reconnues pour leur compétence, leur probité, leur impartialité, leur moralité, leur sens patriotique et désignées à raison de : 
- deux (02) par la majorité parlementaire ;
- deux  (02) par la minorité parlementaire ;
- un (01) magistrat de siège.
Pour le choix du magistrat, l’assemblée générale des magistrats propose une liste de trois (03) magistrats de siège ayant exercé de façon continue pendant quinze (15) ans au moins.
L’Assemblée Nationale procède à la désignation du magistrat par  un vote à la majorité qualifiée des deux tiers (2/3).
Les fonctions de membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA) sont incompatibles avec celles de membre du Gouvernement, de membre des autres institutions prévues par la Constitution, de membre  de Conseil communal ou municipal ou de membre des Conseils de village ou de quartier de ville.
  Article 20 : Les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) sont nommés par décret pris en conseil des ministres pour un mandat d'une durée de sept (07) ans non renouvelable.

02/04/2014

Le PNUD accompagne l’actualisation du Plan de Contingence national du Bénin, Pour une maîtrise optimale des catastrophes naturelles et changements climatiques au Bénin




Adapté le plan de contingence national du Bénin au contexte actuel, c’est ce qui explique l’ouverture d’un atelier le mercredi 2 Avril passé à l’hôtel les Oliviers à Porto-Novo. Cet atelier est officiellement ouvert par le directeur de cabinet du Ministre de l’intérieur, Jean TOZE. Il est entouré pour la circonstance du représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Robert Aholoukpè, le représentant de la coordonnatrice du PNUD, professeur Constant Houndenou et du directeur de l’agence nationale de la protection civile (ANPC) César AGBOSSAGA.

Fidèle KENOU
Le démarrage de l’actualisation du plan de contingence national (PCN) du Bénin est avant tout le fruit de la riche  coopération entre le Bénin et le Système des Nations Unies (SNU). Le mercredi 02 Avril dernier à l’hôtel les Oliviers à Porto-Novo, le directeur de cabinet du Ministre de l’intérieur de la sécurité publique et des cultes (MISPC), Jean Tozé a officiellement procédé à l’ouverture de l’atelier qui conduira les travaux d’actualisation du plan de contingence national du Bénin. Il est entouré pour la circonstance du représentant de la coordonnatrice résidente du PNUD, professeur Constant Houndenou, du directeur de l’agence nationale de la protection civile (ANPC) César AGBOSSAGA et du représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Robert Aholoukpè. Les travaux ainsi lancés, dureront trois jours, du mercredi 2 Avril au vendredi 04 Avril 2014 et permettront d’évaluer le contenu du PCN 2012 et d’ajouter au document du PCN les données actualisés et celles disponibles non prises en compte par le PCN 2012. Le Plan de Contingence National (PCN), est un document qui est avant tout un recueil technique d’assistance  volontariste dans la mise en œuvre du système de précaution ; il est également le référentiel-cadre à la préparation et à la réponse aux risques majeurs des crises et des catastrophes naturelles. Selon le directeur de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), César AGBOSSAGA, il urge d’actualiser le plan de contingence national parce que « De 2012, année de la dernière mise à jour à 2014, le contexte national a évolué, et le plan doit subir aussi des modifications afin de le rendre conforme aux réalités auxquelles sont confrontés les acteurs en charge de son opérationnalisation. » Le Représentant de la coordonnatrice résidente du PNUD, le professeur Constant Houndenou abondant dans le même sens, explique que les manifestations des crises et des catastrophes naturelles étant à la fois temporelles et conjoncturelles, la gestion des urgences et des opérations obéit surtout à la prise en compte du contexte environnemental, financier et économique du moment. C’est pour ces raisons a-t-il souligné, que le PCN doit subir annuellement des révisions.
Le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, Jean Tozé a saisi cette occasion pour adresser des sincères remerciements au système des nations unies (SNU) pour avoir initié de concert avec l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), cet atelier en vue d’actualiser sur la base des aléas spécifiques le plan de contingence nationale.
A noter qu’en dehors du plan de contingences national du Bénin, une trentaine de commune dispose depuis 2009 de leur plan de contingence communal grâce à l’appui du PNUD.

07/03/2014

Le COS/LEPI dépêche les députés dans les circonscriptions électorales (Pour 5 jours de sensibilisation du vendredi 07 au mardi 11 mars): Dans une approche de faire réussir l’audit participatif




Avant qu’une machine ne fonctionne, il faut qu’elle forme préalablement un tout. C’est fort de cet adage, que l’équipe du COS/LEPI s’active à mettre les petits plats dans les grands afin que la phase de l’audit participatif soit une réussite totale. C’est pour cette raison que les députés descendront chacun dans sa circonscription électorale dès le vendredi prochain. Du vendredi 07 au mardi 11 mars 2014, les députés seront dans leur circonscription électorale respective en train de sensibiliser la population sur le démarrage de l’audit participatif entrant dans le cadre de la correction du fichier électoral béninois ‘’LEPI’’. Il s’agira pour les élus du peuple de préparer la population à sortir massivement lors de l’audit participatif mais aussi de lui expliquer ce qu’elle doit faire et son implication. A cet effet, le président du COS/LEPI Sacca Lafia a informé les députés ce mardi que « Le jeudi prochain, toutes les dispositions sont prises pour que tous les députés par circonscription électorale puissent recevoir tout ce qui est nécessaire pour le départ en mission.» En outre, le président du COS/LEPI a signalé que le ministre de l’intérieur, le ministre de la décentralisation, les préfets ainsi que les maires sont déjà contactés et informer du démarrage de cette mission. Vivement que cette mission contribue à la participation massive de la population à l’audit participatif.

Fidèle KENOU

04/03/2014

Le programme de déroulement des travaux en commission dévoilé (Le Ramu, l’un des dossiers important de cette session extraordinaire): Ouverture de la 3ème session extraordinaire à l’Assemblée Nationale


Les députés de la sixième législature se sont retrouvés le mardi 04 mars au palais des gouverneurs à Porto-Novo pour l’ouverture de la troisième session extraordinaire de l’année 2014. Pour s’en tenir au constat, les trois dossiers à l’ordre du jour de cette session extraordinaire sont déjà affectés aux différentes commissions. Les commissions quant à elles, ont promis mettre à la disposition du parlement leur rapport sur les dits dossiers d’ici vendredi prochain.
Fidèle KENOU
Les députés de la sixième législature ont accédé à la demande du président de la République en ouvrant ce mardi 4 mars 2014 la troisième session extraordinaire de l’année 2014 de l’institution parlementaire. Cette troisième session extraordinaire compte trois dossiers inscrits à son ordre du jour. Et sur chacun de ces dossiers, les commissions auxquelles ils sont affectés sont déjà à pied d’œuvre pour rendre leur rapport disponible pour la programmation des prochaines plénières. C’est le cas par exemple de la commission du plan, de l’équipement et de la production. Cette commission a déjà reçu le gouvernement ce mardi matin dans le cadre du dossier qui lui est affecté. Selon le président de cette commission, les dispositions sont prises pour que le rapport de ce dossier soit déposé le jeudi 6 mars 2014. Il s’agit du premier dossier portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Tunis, le 09 janvier 2014 entre la République du Bénin et le Fond  Africain de Développement (FAD) dans le cadre du financement partiel du Projet d’Appui aux Infrastructures Agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (PAIA-VO). La commission du plan et de l’équipement y travaille quant au fond et la commission des finances et des échanges pour avis. Le second dossier, c'est-à-dire le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé le 11 Février 2014 avec l’Association Internationale de Développement (AID) dans le cadre du projet multisectoriel de l’Alimentation, de la santé et de la Nutrition (PMASN), sera traité par la commission des finances et des échanges quant au fond et la commission chargée des affaires sociales pour avis. Selon le président de la commission des finances, Grégoire Laourou « Ce dossier sera examiné en commission le jeudi 6 mars prochain et le rapport sera déposé le lendemain le vendredi 7 mars.» Quant au troisième dossier, il porte sur l’institution du régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) en République du Bénin. Il est affecté à la commission chargée des affaires sociales quant au fond et à la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme pour avis. Le vice-président de cette commission, c'est-à-dire la commission chargée des affaires sociales a aussi annoncé qu’ils seront en travaux en commission le jeudi 6 mars prochain. A noter que la programmation de la prochaine séance plénière dépendra de la disponibilité des rapports de ces trois dossiers.